6è, SEQUENCE 1, Séance 2 : Musique pulsée, musique non pulsée, « Fiche Atmosphères »


SEQUENCE 1, suite 

En rapport avec l’audition 1 : « Atmosphères », Ligeti, 1961

Fiche complétée en cours, pour enrichir son vocabulaire musical, {à recopier} :

Atmosphères (1961) de György Ligeti (1923 – 2006) est l’œuvre de maturité de Ligeti. On perçoit une « nappe sonore » globale en perpétuelle transformation. C’est une des premières œuvres que l’on appelle « statique ». C’est une impression de courant continu sans début ni fin. Cette musique avance dans le temps mais on ne ressent pas de pulsation. Elle est donc non-pulsée. Elle peut aussi servir à décrire et a donc été utilisée dans des films.

Percussions corporelles à apprendre : 

6è, SEQUENCE 1 : LES MUSIQUES PULSEES ET NON PULSEES, séance 1


6è, SEQUENCE 1 :

LES MUSIQUES PULSEES ET NON PULSEES
SONT-ELLES ECRITES POUR TRANSMETTRE
LES MÊMES EMOTIONS ?

Audition 1 : Dans les musiques pulsées, on ressent une pulsation, dans une musique non pulsée, on ne peut pas percevoir de battements réguliers.

voici une vidéo pour entendre la différence :

ATTENTION : comme on peut l’entendre dans cette vidéo, il existe des musiques non pulsées dans la musique ancienne aussi, et dans la musique vocale.

Audition 2 : « Atmosphères », Ligeti, 1961

À quoi sert une musique non pulsée et quel va être le travail du compositeur quand il écrit une musique non pulsée ? En écoutant attentivement cette pièce, on remarque qu’elle est  angoissante à cause des différences de registres (hauteurs). Les instruments jouent par moments très aigu, parfois plus grave. Mais il y a aussi des contrastes de nuances : ils jouent parfois très fort, parfois moins fort. Les instruments sont difficilement reconnaissables à cause de ces nuances, et hauteurs différentes.

On remarque aussi et surtout qu’on ne peut pas taper dans les mains sur cette audition. Pas comme dans la plupart des chansons actuelles et anciennes.

Il y a donc une absence de pulsation

ET SI VOUS AUSSI VOUS CHERCHIEZ UNE MUSIQUE NON PULSEE ?

COURS À RECOPIER:

SEQUENCE 3 :

LES MUSIQUES PULSEES ET NON PULSEES
SONT-ELLES ECRITES POUR TRANSMETTRE
LES MÊMES EMOTIONS ?

« Atmosphères », Ligeti, 1961
Le caractère est angoissant.
Le but du compositeur dans une pièce comme celle-ci est de travailler sur les timbres pour rechercher des sonorités particulières, encore jamais entendues.

Le compositeur joue sur des contrastes de :

– Timbre : sons des instruments, qui se mélangent, qui sont différents,
– Hauteur : des sons à la fois graves ou aigus,
– Durée : les valeurs des notes peuvent être longues, ou courtes
– Intensité : certains sons peuvent être forts, ou non.

Du coup, avec le caractère qu’elle peut dégager, elle peut servir à décrire : cette musique est même utilisée dans le film d’horreur américain « Shining ».


La particularité de cette pièce provient du fait qu’il y a une absence de pulsation (musique non pulsée). Les contrastes viennent des nuances, des hauteurs, des intensités, des mélanges de timbres qui nous procurent une émotion forte.

Quelques définitions :

Musique pulsée : musique où l’on entend une pulsation (où on peut taper dans les mains en même temps). On peut définir une vitesse.

Musique non-pulsée : absence de pulsation, on ne peut pas définir de vitesse, de tempo. Si l’on tape des mains, nous ne pouvons pas tous être ensemble…)

Timbre : c’est ce qui compose le son d’un ou plusieurs instruments.

Statique : quelque chose qui ne bouge pas.

6è : Séquence 2, séance 3 : La mythologie (Orphée et Eurydice) en musique et dans les Arts


Visionnage de 2 mises en scène de l’acte IV de l’opéra « Orféo » de Monteverdi, 1607

COURS A RECOPIER :

Télécharger la fiche, et l’imprimer chez vous, ou l’apprendre par l’écran, et l’enregistrer sur votre appareil cliquez-ici :

HDA 6è FICHE 1 – Les représentations de la mythologie grecque en musique

Audition d’un extrait de l’acte IV de l’opéra « Orféo » de Monteverdi :


{à recopier}
Considéré comme le 1
er opéra de l’histoire de la musique, en 1607, par C. Monteverdi, qui a édité lui-même la partition, ce qui est exceptionnel. La forme et l’organisation de l’opéra se fixent quasi-définitivement à partir de cet opéra.

– L’opéra débute par une ouverture

– parfois, un prologue suit

– Les scènes commencent ensuite, séparés par des actes

– Les opéras suivent des livrets

– Le spectacle est intéressant car il allie histoire (dans les récitatifs, où l’orchestre et la musique sont mis au second plan et les arias : où l’histoire s’arrête un peu pour faire entendre de beaux chants (bel canto)

Récitatif : dans un opéra, le récitatif est un passage vocal durant lequel une voix chante en donnant l’impression de parler. L’accompagnement instrumental soutient simplement la voix. Le récit avance. 

Arias : dans un opéra, l’aria, (ou l’air), est un passage musical et vocal durant lequel la voix ou les voix chantent en mettant en avant leur capacités vocales (Bel canto). La musique est beaucoup plus mélodique, mais l’histoire/le récit, se met en pause.

{Fin du cours à recopier}

Les autres arts ayant utilisé cette mythologie :

orphée et eurydice rubens, vers 1636

la mort d’orphée amphore 450 av JC

6è : Séquence 2, séance 2 : Le mythe d’Orphée, écoute de l’opéra de C.W. Gluck.


à recopier :
Audition : « J’ai perdu mon Eurydice », le plus célèbre opéra de Christoph Willibald Glück, racontant le mythe grec d’Orphée mettant en scène Orphée (ou Orféo) et Eurydice. La version ici est en français, mais la version originale était en italien et fût crée en 1762. Un mythe d’Orphée a déjà utilisé comme thème dans le premier opéra de l’Histoire de la Musique par Monteverdi en 1607 (que nous allons aussi explorer dans cette séquence).

Définitions :
Légende : c’est une récit traditionnel de faits ou de personnages réels, déformée ou amplifiée dans des lieux qui ont existé. « La Tribu de Dana » peut être considéré comme une légende

Conte : c’est un récit de faits, d’aventures imaginaires, destiné à distraire qui peut être plus ou moins long. « Pierre et le loup » est un conte.

Rappel sur le mythe « La métamorphose de Syrinx » : La nymphe Syrinx tente d’échapper au Dieu des bergers Pan, toujours représenté avec des cornes de bouc. Le film d’animation de Ryan Larkin utilise des matériaux peu ordinaires : fuseau, sable, poudre.

6è, Séquence 2, séance 1 : Mythologie, contes et légendes en musique : La mythologie grecque : la métamorphose de Syrinx


Avis aux élèves de 6è :

Le cours qu’il faut retenir et mettre dans le classeur est le paragraphe ci-dessous en gras. Si vous regardez la feuille en bas, le cours important sera dans le cadre mauve-noir.

{Cours à recopier}
La mythologie grecque est parfois employée en musique : la musique «Syrinx» de Claude Debussy (1913), accompagne le film d’animation «Syrinx» de Ryan Larkin (1965) qui raconte le mythe «La métamorphose de Syrinx» (la nymphe, qui pour échapper au Dieu Pan se transforma en roseau. Pan en a fait une flûte de Pan en attachant les roseaux ensemble).
Ce film d’animation utilise des matériaux peu ordinaires : fuseau, sable, poudre.

La nymphe Syrinx tente d’échapper au Dieu des bergers Pan, toujours représenté avec des cornes de bouc.

Définitions :

mythologie : histoire imaginaire mettant en scène des Dieux. Une véritable religion à l’époque.

nymphe : déesse secondaire, associée à la nature dans la mythologie.

{Fin du cours à recopier}

Précisions :

on a dit lors de cette séance qu’il existait des différences entre des contes, des légendes et des mythologies.
La mythologie étant une histoire imaginaire mettant en scène des Dieux. Une véritable religion à l’époque.
Les contes sont destinés principalement aux enfants, résultant sur un scénario, un lieu et des personnages imaginaires, parfois fantastiques.
La légende est une histoire dans laquelle il existe un personnage ou un lieu ayant véritablement existé.

Le mythe de « la métamorphose de Syrinx », et leurs personnages : Pan et Syrinx sont évoqués en musique : (vous pouvez en cliquant sur les titres, les écouter)

« Daphné et Chloé », symphonie chorégraphique, Maurice Ravel (1875-1937), 1912
« Pan et Syrinx », IVe Cantate à voix seule avec un dessus de violon,de hautbois ou de flute, Monteclair, 1717
– «Pan and Syrinx», opéra en un acte, John Edouard Galliard, 1718
« Syrinx », pièce pour solo de flûte en un mouvement, Claude Debussy, 1913, …

En peinture :

Michel Dorigny, Pan et Syrinx, 1657

– d’autres peintres ont choisi d’illustrer cette métamorphose de Syrinx, tout en choisissant plusieurs moments différents.

À noter que la flûte de pan est un instrument composé d’un assemblage de tuyaux sonores. Il fait partie de la famille des aérophones (c’est l’air qui vibre et qui produit le son).
Les plus anciennes flûtes de Pan découvertes en Europe sont originaires des régions orientales du continent : d’une nécropole néolithique (2000 avant J.-C.) d’Ukraine.
Mais d’après la mythologie, c’est par cette métamorphose de Syrinx (flûte en grec) qu’est née la flûte de pan

Fiche à imprimer et télécharger (cours important dans le cadre mauve-noir)

Cliquez-ici :

mythologie grecque 6è

Marche à suivre pour réaliser un exposé réussi


Vous souhaitez faire un exposé ? Très bien ! Belle initiative !

Mais ne vous pressez pas… Prenez le temps de le construire, de le travailler pour faire avancer la classe afin qu’elle puisse progresser et proposer des exposés de meilleures qualités au fur et à mesure de l’année. Aussi, n’hésitez pas à me demander conseil sur la démarche de construction, le choix du sujet, des supports, ou tout questionnement, je suis là pour ça. Utilisez aussi école directe si on ne se voit pas et qu’une question est urgente.

Vous aurez 10/10 quoi qu’il arrive si votre exposé est juste bien conduit.

Voici les grandes lignes :

  1. CHOIX DU SUJET : prenez un sujet qui vous passionne, qui vous questionne : un groupe, un auteur, un chanteur, un courant musical, une œuvre vocale ou instrumentale, une chanson ou un groupe en phase avec les problèmes de société actuels ou plus anciens…
  2. COLLECTE DES INFORMATIONS : utilisez un document de collecte. Un fichier Word par exemple où vous allez copier-coller toutes les informations qui vous semblent utiles en lien avec votre sujet, même s’il y en a beaucoup
  3. TRI DES INFORMATIONS : vous ne pourrez pas tout dire, parce que ça va être trop long, parce qu’il y a des choses qui n’intéresseront pas forcément la classe. Parce qu’il y a des mots compliqués peut-être, et que vous ne voulez pas vous embarrasser à faire d’autres recherches encore….
  4. ORGANISER VOS IDEES : choisissez une organisation qui mette en lumière votre sujet. Optez pour une progression par thème, ou chronologique, peu importe, mais trouvez un moyen de faire en sorte que les informations soient organisées, avec une introduction, et une conclusion, dans laquelle vous pouvez aussi donner votre avis personnel. Il faut tenir le public en haleine, il ne faut pas que les informations soient trop linéaires, mais qu’elles soient claires, et bien réparties, bien organisées…
  5. CHOISISSEZ UN SUPPORT EFFICACE : images, vidéos à video-projeter, diaporama avec power-point, tout est bon pour illustrer. Mais il ne faut pas afficher le texte que vous allez restituer ! Choisissez des mots clés, des images évocatrices, ou des vidéos qui illustreront bien votre propos
  6. S’APPROPRIER SON EXPOSE : il faut éviter de lire une fiche, ou d’apprendre machinalement par coeur. Le mieux, est d’apprendre les points, le déroulement de l’exposer et de le restituer avec ses mots, tout en gardant le contact avec le public en montrant qu’on s’adresse à lui. On peut s’aider de petites fiches « pense-bête » où on affiche les grandes lignes, les dates importantes par exemple…
  7. S’ENTRAÎNER : il existe plusieurs moyens d’améliorer le rendu sonore et visuel de votre propos, épurer, enlever des mimiques, être plus efficace, simplifier, capter mieux l’attention :
    – faire son exposé devant un public pour s’entraîner (famille, amis, camarades) qui vous dira ce qu’il a aimé ou moins, ou ce qu’il faut corriger dans votre posture (mains dans les poches, bougeottes, etc. …)
    – vous enregistrer (sonore ou vidéo) : il n’y a rien de mieux qu’une auto-critique. Ca aide beaucoup ! Pensez-y !

Un outil et un site pour vous permettre de réviser


Pour le voir en plus grand, cliquer ici :

https://view.genial.ly/5aead674eeca740eeb6bb4bb/interactive-content-instruments-et-familles

Vous souhaitez vous familiariser avec l’orchestre, et d’autres instruments ? Je vous invite à aller naviguer sur ce site internet, complet et ludique :

Vous souhaitez vous familiariser avec l’orchestre, et d’autres instruments ? Je vous invite à aller naviguer sur ce site internet, complet et ludique :

http://www.instrumentsdumonde.fr

Séquence 1 « Les palettes sonores » : Séance 5, les percussions


Les percussions :

 

Quelques images : timbales (membranophone)
106_timbales

La batterie, composée de membranophones (toms aigu, médium, grave, Grosse caisse, caisse claire) et d’idiophones (cymbales, charleston).batterieLa caisse claire :caisse claire

La grosse caisse :GROSSEcaisse Le marimba (idiophone)marimba

Florilège d’instruments percussions du monde :percussions

Le triangle : idiophonetriangle-16cmCours à recopier :

On peut frapper ou gratter une membrane ou un matériau résonant pour faire un son. 

Pour les instruments à peaux (membranophones), plus la caisse de résonnance est grande, plus le son est grave. 

Les « idiophones » sont des percussions où l’on frappe une lame ou un matériau résonnant : xylophones etc. … 

Les percussions sont certainement les instruments les plus anciens. On en trouve dans tous styles : musique populaire, traditionnelle (dans les pays africains, latins où sont nés des rythmes endiablés comme la Samba etc. …), ou orchestres symphoniques…

SEQ 1 : Les palettes sonores, séance 4


Le facteur d’instrument à vent est capable de fabriquer des instruments à vent, de les restaurer, les accorder et les vendre. Il doit maîtriser les techniques permettant la fabrication de ces instruments mais doit aussi savoir en jouer ! Les bois se sont beaucoup développés vers le 17è s. Le musicien adapte sa musique à l’orchestre qui est à sa disposition. L’évolution de l’orchestre a donc fait évoluer la musique, et vice-versa.

LES BOIS : 
Rappel : Les instruments sont classés par leur méthode de production du son et non par les matériaux qui les composent.

Le basson caractérisant le grand-père

 

{Cours à recopier} : 

timbre : En musique, le timbre est l’une des caractéristiques du son.  C’est ce qui définit le caractère, la qualité sonore spécifique d’une voix ou d’un instrument.

Thème : motif mélodique

Ces 4 instruments de la famille des bois :

flûte traversière, clarinette, hautbois, et basson n’ont pas le même timbre. On peut les différencier. Le compositeur utilise l’instrument le plus approprié au personnage, avec un thème particulier également. La clarinette correspond au chat. Le hautbois au canard (ou l’oie selon les versions), le basson au grand père (sévère), la flûte traversière représente l’oiseau, avec son thème léger et virevoltant.