Archives de la catégorie ‘CLASSES DE 5è’


Nous avons débuté par un simple rappel complet de tout ce que nous avons depuis le début de l’année dans les classes, et j’ai expliqué ce que nous aurions pu faire si les choses s’étaient déroulées comme habituellement.

Je vous propose de visionner l’extrait enregistré en classe pour que vous suiviez, classeur à l’appui, les rappels que j’ai fait :

Cliquez ici :                  https://youtu.be/T4ZiPPBUs58               

Puis, nous avons débriefé sur le ressenti de chacun durant le confinement, les bonnes habitudes prises et gardées au sein des familles en raison de la contrainte du confinement.

La contrainte du confinement nous a obligé, chacune et chacun à fonctionner différemment. Mais cette contrainte nous a poussé aussi à améliorer, optimiser certaines choses de notre quotidien. Dans le domaine des arts, c’est à peu de choses près, ce qu’il se passe. Grand nombre de créations innovantes ont vu le jour, avec des formats qui n’auraient certainement jamais vu le jour si les artistes n’avaient pas cette contrainte du confinement imposée à toutes et tous. C’est justement l’objet que nous allons étudier durant les quelques semaines qu’il nous reste.

  • Observer des oeuvres crées durant cette période, et analyser l’acheminement artistique de chacune d’elles.
  • Utiliser les bons termes de vocabulaire pour décrire tout cela et réinvestir le vocabulaire accumulé durant les années de collège
  • Faire de la musique avec nos contraintes actuelles (pas de chant, mais utiliser le matériel présent, tout en gardant les gestes barrières…) = tables, percussions corporelles, matériel de la salle…

Je vous propose d’aller regarder ce padlet :

https://padlet.com/Musicapablo/77fwo1lb7qom

que nous étudions en classe, et de le suivre en regardant la vidéo enregistrée en classe :

Cliquez-ici : https://www.youtube.com/watch?v=T4ZiPPBUs58&feature=youtu.be

 


ou celle-ci :

Paroles :

Y a dans le sud de la Louisiane
Et dans un coin du Canada
Des tas de gars, des tas de femmes
Qui chantent dans la même langue que toi
Mais quand ils font de la musique
C’est celle de Rufus Thibodeaux
Ils rêvent encore de l’Amérique
Qu’avait rêvée leur grand-papa
Qui pensait peu, qui pensait pas

{Refrain:}
Tous les Acadiens, toutes les Acadiennes
Vont chanter, vont danser sur le violon
Sont Américains, elles sont Américaines
La faute à qui donc ? La faute à Napoléon

Le coton c’est doux, c’est blanc, c’est chouette
Pour s’mettre de la crème sur les joues
Mais ceux qui en font la cueillette
Finissent la journée sur les genoux
Et puis s’en vont faire d’la musique
Comme celle de Rufus Thibodeaux
Pour oublier que l’Amérique
C’est plus celle de leur grand-papa
C’est bien changé depuis c’temps-là

{Refrain}

Quand ils ont bossé six jours de suite
Pour une poignée d’dollars dévalués
Ils montent dans la vieille Oldsmobile
Et foncent dans la ville d’à côté
Pour écouter de la musique
Celle du grand Rufus Thibodeaux
Et pour repeupler l’Amérique
A la manière de grand-papa
Y a plus qu’ça qui ne change pas

{Refrain}

{Cours à recopier}

Vidéo : Les Acadiens, Michel Fugain, 1975

Les Acadiens forment une éthnie vivant en Amérique du Nord, généralement dans les provinces canadiennes. Durant le Grand Dérangement de 1755, les Acadiens furent déracinés par les Britanniques ; la plupart s’établirent en Louisiane, où ils sont connus sous le nom de Cadiens.

Dans cette chanson de Michel Fugain, de 1975, on y entend un rythme syncopé dans les couplets et régulier dans le refrain. Cette simplicité permet de mieux retenir le refrain, le rend plus populaire. Encore une fois le rythme structure une pièce.

 


Regarder ces capsules vidéos :

S’entraîner à lire des rythmes syncopés :

Maintenant que nous savons plus ou moins ce qu’est une syncope, je vous propose de visionner un extrait du film « Fantasia 2000 » avec la musique d’Igor Stravinsky encore une fois : « L’Oiseau de Feu ».

Cours à recopier :

Audition de L’oiseau de feu (Igor Stravinsky, 1909-1910)

L’Oiseau de feu est un conte dansé en deux tableaux d’après un conte russe dont la musique a été composée par Igor Stravinski en 1909-1910. Il a été créé à l’Opéra de Paris par les Ballets russes sur une chorégraphie de Michel Fokine.
Ce ballet le rendit célèbre.

Le rythme est essentiel dans ce ballet, puisqu’un ballet est une danse avant tout. Elle exprime différents sentiments : l’agitation, grâce à des rythmes syncopés, des accents importants, et une nuance forte, mais aussi le calme par la suite. Pour la scène finale et le retour du sourire et de la vie, le tempo est rapide et le rythme régulier !
Cette pièce a été utilisée dans le dessin animé «Fantasia 2000» de Walt Disney. La musique est au service de l’image et la met en valeur.

SYNCOPE : C’est un dérèglement rythmique : en musique, on appelle syncope une note attaquée sur un temps faible (la moitié d’un temps) et prolongée sur le temps suivant. Ce qui crée un déséquilibre.


Dans un premier temps, je vous invite à visionner ces deux capsules vidéos, qui vous permettront de mieux comprendre ce qu’est le rythme, et, pour la seconde, d’aller un peu plus loin.

Pour finir, voici notre leçon :

Cours à recopier :

« Le galop », composé en 1925, extrait de la suite n°2 pour petit orchestre d’Igor Stravinsky (1882-1971), compositeur russe.

Le travail du rythme est important chez Stravinsky, et ici, il est essentiel dans la construction de cette œuvre. Il permet : 

– de dégager une forme et de diviser l’oeuvre en plusieurs parties

– d’entendre la rupture entre une partie « facile » (galops) et une autre plus « compliquée » rythmiquement (trots)


Voici un reportage qui concerne le spectacle « Cosmic lullabies » qui sera donné au CAC de Saint-Avold, par la chorale du collège-lycée « Les astro-notes » le Vendredi 12 juin 2020 à 20h30. Notez cette date dans vos agendas, ce sera pour la cause caritative et solidaire !

 


SEQUENCE 2 : En quoi le rythme est-il important dans la construction d’une oeuvre ?

 

Le rythme : c’est ce qui détermine la durée des notes les unes par rapport aux autres. Il est quantifié par une pulsation , (temps) qui permet de comptabiliser les figures de notes.

figures de notes


Consignes du travail de création :

Choisir un texte d’une chanson existante ou en écrire un, et aménager le rythme de la chanson « Ulysse » de Rydan et l’adapter pour ce texte choisi.

Lors de votre passage vous aurez le droit aux paroles sous les yeux mais vous devrez fournir au professeur l’original de départ avec toutes vos modifications visibles. Vous pouvez supprimer des mots, changer l’ordre des strophes, inventer et rajouter des phrases, etc. …

Voici le play-back d’Ulysse sur lequel vous serez évalués. À télécharger pour vous entraîner : clic droit « enregistrer la cible du lien sous… » et définissez votre répertoire.

Bande son Ulysse

Bon travail !


Comment met-on du mouvement également
dans une musique de variété ?

Vidéo : La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959

COURS A RECOPIER :

La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959
C’est par l’ajout et la suppression d’instruments (piano, guitare, cymbale, orgue de barbarie, cuivres sur la fin…), et une augmentation de l’intensité vocale que la nuance est de plus en plus forte dans cette pièce. Il y a aussi une accélération permanente, du début de la chanson à la fin. Ce rythme de Valse, à 3 temps, se termine à une vitesse endiablée. Le débit des paroles est extrêmement rapide, et Jacques Brel est un virtuose de la voix pour chanter ce texte à cette vitesse.

Il commence chacune de ses strophes par le début d’un des trois temps de la valse.

Le thème est le même, la mélodie semblable, mais elle est répétée et amplifiée par ces ajouts d’instruments, qui se retirent aussi.

Ces évènements varient les nuances du morceau, et le tempo accélère toujours.


COMMENT LA MUSIQUE AMPLIFIE-T-ELLE LES MOUVEMENTS ET ACTIONS DES PERSONNAGES DANS UN DESSIN ANIME PAR EXEMPLE ?

Lorsque l’on regarde des films d’horreur, ou des films à suspense, le fait de se boucher les oreilles met une distance supplémentaire entre l’écran et nous même. Du coup nous vivons l’action « de plus loin » et nous avons moins peur. C’est tout simplement parce que la musique amplifie les actions des personnages.

Lire la fiche de la pièce musicale, cliquez-ici

{Cours à recopier}

La musique utilisée dans ce dessin animé est « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique)

Dans cette vidéo, on voit que plusieurs paramètres musicaux sont utilisés pour intensifier les mouvements, les sentiments, et actions des personnages.

Quelques exemples :

– pour caractériser la discrétion de Mickey lorsque le sorcier va se coucher, la NUANCE est piano (douce)

-pour caractériser la présence du magicien qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent, tout prêt de Mickey, il y a des notes aigues (pour le mystère, la magie)

– pour caractériser la lenteur de Mickey lorsqu’il descend les escaliers, épuisé, le TEMPO est lent.

– pour caractériser la magie qui monte au ciel formant le papillon magique, le REGISTRE utilisé va du grave vers l’aigu : la mélodie est ascendante.

– pour caractériser la magie qui redescend brusquement et rapidement, la mélodie est descendante (le REGISTRE va de l’aigu vers le grave), et le TEMPO rapide.

– lorsque Mickey agite ses bras énergiquement pour prendre pouvoir sur le balai, la musique est agitée par un TEMPO rapide, et une NUANCE forte.

– lorsque le balai répond aux gestes de Mickey, des notes de rythme court se font entendre. Puis, il lui impose un rythme de danse même, la musique suit ce TEMPO modéré.

On comprend ainsi mieux comment la musique peut exagérer notre vision et notre ressenti. On se rend compte rapidement, qu’en coupant le son (vous pouvez essayer), le dessin animé prend moins d’envergure….

Rappels à connaître

Publié: 29 novembre 2019 dans CLASSES DE 5è