Archives de la catégorie ‘CLASSES DE 5è’


SEQUENCE 3 : En quoi le rythme est-il important dans la construction d’une oeuvre ?

 

Le rythme : c’est ce qui détermine la durée des notes les unes par rapport aux autres. Il est quantifié par une pulsation , (temps) qui permet de comptabiliser les figures de notes.

figures de notes

Publicités

Comment met-on du mouvement également
dans une musique de variété ?

COURS A RECOPIER :

C’est par l’ajout d’instruments (piano, guitare, cymbale, orgue de barbarie, cuivres sur la fin…), et une augmentation de l’intensité vocale que la nuance est de plus en plus forte dans cette pièce. Il y a aussi une accélération permanente, du début de la chanson à la fin. Ce rythme de Valse, à 3 temps, se termine à une vitesse endiablée. Le débit des paroles est extrêmement rapide, et Jacques Brel est un virtuose de la voix pour chanter ce texte à cette vitesse.

Il commence chacune de ses strophes par le début d’un des trois temps de la valse.

Le thème est le même, la mélodie semblable, mais elle est répétée et amplifiée par ces ajouts d’instruments, ces exagérations qui augmentent les nuances du morceau, et par un tempo qui accélère toujours.

Vidéo : La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959


DEFINITIONS À CONNAÎTRE :

tempo (ou vitesse) : vitesse d’exécution d’une pièce musicale. Elle peut varier :
– accélération : acc. ,
– ralentissement : Rall,
– indication chiffrée : T° = 60 indique une vitesse de 60 pulsations par minute, c’est à dire chaque seconde.
– un point d’orguePoint d'orguequi tient la valeur d’une note aussi longtemps que le chef le désire..

nuance (ou puissance ou intensité) : changement d’intensité dans une pièce musicale. Indiquées sur la partition par :
p (piano)
mf (mezzo forte),
f (forté) ,
< ou  cresc.,
> ou decresc.)

Hauteur (ou registre) : Hauteur à laquelle est jouée une note dans l’espace sonore.

Les voici, représentés sur partition :

Légende :

– en rouge, des variations de nuances ;

– en bleu, des variations de tempo.


COMMENT LA MUSIQUE AMPLIFIE-T-ELLE LES MOUVEMENTS ET ACTIONS DES PERSONNAGES DANS UN DESSIN ANIME PAR EXEMPLE ?

Lorsque l’on regarde des films d’horreur, ou des films à suspense, le fait de se boucher les oreilles met une distance supplémentaire entre l’écran et nous même. Du coup nous vivons l’action « de plus loin » et nous avons moins peur. C’est tout simplement parce que la musique amplifie les actions des personnages.

La musique utilisée dans ce dessin animé est « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique)

Lire la fiche de la pièce musicale, cliquez-ici

Dans cette vidéo, on voit que plusieurs paramètres musicaux sont utilisés pour intensifier les mouvements, les sentiments, et actions des personnages.

Quelques exemples :

– pour caractériser la discrétion de Mickey lorsque le sorcier va se coucher, la NUANCE est piano (douce)

-pour caractériser la présence du magicien qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent, tout prêt de Mickey, il y a des notes aigues (pour le mystère, la magie)

– pour caractériser la lenteur de Mickey lorsqu’il descend les escaliers, épuisé, le TEMPO est lent.

– pour caractériser la magie qui monte au ciel formant le papillon magique, le REGISTRE utilisé va du grave vers l’aigu : la mélodie est ascendante.

– pour caractériser la magie qui redescend brusquement et rapidement, la mélodie est descendante (le REGISTRE va de l’aigu vers le grave), et le TEMPO rapide.

– lorsque Mickey agite ses bras énergiquement pour prendre pouvoir sur le balai, la musique est agitée par un TEMPO rapide, et une NUANCE forte.

– lorsque le balai répond aux gestes de Mickey, qui lui impose un rythme de marche (et de danse même), la musique suit un TEMPO modéré et stable (qui reste modéré jusqu’au bout), et une NUANCE mezzo-forte.

On comprend, ainsi, mieux comment la musique peut exagérer notre vision et notre ressenti. On se rend compte rapidement, qu’en coupant le son (vous pouvez l’essayer), le dessin animé prend moins d’envergure….

Rappels à connaître

Publié: 14 octobre 2017 dans CLASSES DE 5è

capture-decran-2016-10-11-a-15-27-21


« PACIFIC 231 », Arthur Honegger.

Cette vidéo met en image la description de cette lourde machine à vapeur effectuée à travers le poème symphoniqe « Pacific 231 » d’Honegger. Il utilise divers éléments musicaux, comme les variations de nuances, les changements de tempo, les différents registres (échelle sonore – grave – médium – aigu), et certains instruments donnant un caractère lourd, etc. … pour décrire cette locomotive.

Dans toutes les musiques, ces caractéristiques musicales (tempo, nuances, en priorité), et d’autres (registres, instruments utilisés) visent à donner du mouvement à la musique afin d’empêcher l’ennui.

CLIQUEZ POUR VOIR LA FICHE ET L’IMPRIMER EN BONNE QUALITE : CLIQUEZ ICI Fiche « Pacific 231 »

 


Résumé notamment pour ceux ayant du mal à imprimer la fiche :

 

Arthur Honegger (1892-1955), compositeur suisse, a écrit Pacific 231 en 1923. C’est un poème symphonique (oeuvre musicale descriptive par des instruments de l’orchestre symphonique) qui décrit une locomotive à vapeur : on appelle cela une musique descriptive. Honegger s’inspire de la mise en marche de la machine, de sa vitesse lorsqu’elle est lancée, et de son arrêt, en structurant sa pièce en trois parties. On ressent bien la lourdeur de cette machine à vapeur, grâce aux instruments utilisés, et leur registre

PARTIE TEMPO NUANCE INSTRUMENTS ET REGISTRE

CARACTERE ET PARTIE DU VOYAGE DECRITE

 

= Vitesse = Volume = Hauteur = Ressenti

1

Lent puis accélère

Crescendo progressif

Cordes (contrebasse) et cuivres dans un registre grave

Lourd et mystérieux.
La locomotive démarre

2

Se stabilise dans une vitesse modérée

Se stabilise dans une intensité moyenne (mf)

Dialogue entre les instruments à cordes (dans les grave) et les cuivres (médium)

Moins lourd grâce au registre est moins grave et au tempo moins lent qu’au début. Nous sommes au plein cœur du voyage

3

Il ralentit progressivement

Très forte (besoin de puissance et d’énergie pour arrêter la machine et représenter le freinage)

Dans les aigus pour les freins puis descend progressivement dans les graves.
Apparition des percussions pour mieux

Puissance, et énergie, avec cette nuance et les instruments choisis pour arrêter la machin qui retrouve sa lourdeur du début.

5è, SEQUENCE 1 : séance 1

Publié: 16 septembre 2017 dans CLASSES DE 5è

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

Le cours a commencé par des exemples chantés du professeur avec l’aide du piano. Le but était que les élèves entendent quelques éléments du langage musical qui permettent de mettre du mouvement dans la musique. Pour cela, ils avaient un tableau à remplir où se trouvaient diverses propositions :

De nuances (intensité du son) : Crescendo (de piano à Forte = d’un son pas fort, à fort) – Decrescendo (de Forte à piano = d’un son fort à pas fort) – ou – aucune variation de nuance.

De tempo (vitesse et variations de vitesse dans la musique) : Accélération – Ralentissement – Tempo stable.

Avec 7 exemples les élèves ont pris conscience que ce n’est pas parce qu’on accélère dans une musique qu’on doit chanter ou jouer plus fort, et inversement, ce n’est pas parce qu’on chante ou joue moins fort qu’on ralentit. Toutes les formules sont compatibles, il suffit de bien écouter…

Ensuite le professeur a fait visionner « Kalinka », une chanson populaire russe à la classe, avec diverses consignes permettant aux élèves de se concentrer sur le Tempo et la nuance du refrain, mais aussi de la strophe chantée par le soliste :

COURS À RECOPIER :

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

LE TEMPO : C’est la vitesse d’une musique

LE RYTHME : C’est la valeur, la durée,  la longueur des notes et NON la vitesse !

NUANCES : C’est l’intensité, la puissance, le volume d’une musique.

AUDITION : « KALINKA »
Paroles : kalin kakalin kakalin kamaya

C’est une pièce populaire russe où l’on entend à chaque refrain une accélération et un Crescendo et au moment où le soliste chante la strophe, le tempo devient lent et assez libre.
Voici le schéma de l’évolution de cette pièce :
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable –
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable etc. …