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COMMENT LA MUSIQUE AMPLIFIE-T-ELLE LES MOUVEMENTS ET ACTIONS DES PERSONNAGES DANS UN DESSIN ANIME PAR EXEMPLE ?

Lorsque l’on regarde des films d’horreur, ou des films à suspense, le fait de se boucher les oreilles met une distance supplémentaire entre l’écran et nous même. Du coup nous vivons l’action « de plus loin » et nous avons moins peur. C’est tout simplement parce que la musique amplifie les actions des personnages.

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{Cours à recopier}

La musique utilisée dans ce dessin animé est « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique)

Dans cette vidéo, on voit que plusieurs paramètres musicaux sont utilisés pour intensifier les mouvements, les sentiments, et actions des personnages.

Quelques exemples :

– pour caractériser la discrétion de Mickey lorsque le sorcier va se coucher, la NUANCE est piano (douce)

-pour caractériser la présence du magicien qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent, tout prêt de Mickey, il y a des notes aigues (pour le mystère, la magie)

– pour caractériser la lenteur de Mickey lorsqu’il descend les escaliers, épuisé, le TEMPO est lent.

– pour caractériser la magie qui monte au ciel formant le papillon magique, le REGISTRE utilisé va du grave vers l’aigu : la mélodie est ascendante.

– pour caractériser la magie qui redescend brusquement et rapidement, la mélodie est descendante (le REGISTRE va de l’aigu vers le grave), et le TEMPO rapide.

– lorsque Mickey agite ses bras énergiquement pour prendre pouvoir sur le balai, la musique est agitée par un TEMPO rapide, et une NUANCE forte.

– lorsque le balai répond aux gestes de Mickey, des notes de rythme court se font entendre. Puis, il lui impose un rythme de danse même, la musique suit ce TEMPO modéré.

On comprend ainsi mieux comment la musique peut exagérer notre vision et notre ressenti. On se rend compte rapidement, qu’en coupant le son (vous pouvez essayer), le dessin animé prend moins d’envergure….

Rappels à connaître

Publié: 29 novembre 2019 dans CLASSES DE 5è


DEFINITIONS À CONNAÎTRE :

Poème symphonique : composition musicale assez ample, écrite pour un orchestre symphonique décrivant thème précis (un personnage, un endroit, un objet…)

tempo (ou vitesse) : vitesse d’exécution d’une pièce musicale. Elle peut varier :
– accélération : acc. ,
– ralentissement : Rall,
– indication chiffrée : T° = 60 indique une vitesse de 60 pulsations par minute, c’est à dire chaque seconde.
– un point d’orguePoint d'orguequi tient la valeur d’une note aussi longtemps que le chef le désire..

nuance (ou puissance ou intensité) : changement d’intensité dans une pièce musicale. Indiquées sur la partition par :
p (piano)
mf (mezzo forte),
f (forté) ,
< ou  cresc.,
> ou decresc.)

Hauteur (ou registre) : Hauteur à laquelle est jouée une note dans l’espace sonore.

 

 

Les voici, représentés sur partition :

Légende :

– en rouge, des variations de nuances ;

– en bleu, des variations de tempo.


Ce travail sera réalisé en classe. L’évaluation aura lieu la semaine du 12 au 19 novembre 2019

CREATION 5è, Séquence : Quels éléments musicaux participent à mettre du mouvement dans une œuvre.

 

Par groupe de 3, 4 ou 5, créer de petites cellules musicales qu’il faudra mettre un mouvement en utilisant tous les éléments musicaux (Tempo, Registre, Rythme, Nuances…) parcourus jusqu’alors.

Cette interprétation peut être parlée, chantée, et/ou agrémentée de percussions corporelles. Vous pouvez vous inspirer d’une chanson/d’un extrait connu : mais attention à ne pas chanter la mélodie originale quand vous devrez varier le registre (la hauteur)
Un chef peut être désigné, mener et donner des gestes au groupe pour que l’exécution soit parfaite. Exemple : geste d’ouverture = plus en plus fort. Geste horizontal avec le doigt = vers l’aigu ou le grave. Gestes marqués = variation de tempo.

Le groupe peut également y ajouter une petite chorégraphie.

Il doit rendre une trace écrite expliquant ses choix artistiques et la chronologie approximative des évènements.

Le barême est celui-ci :

Investissement, Respect des consignes, délais, feuille justificative

Rendu global, posture et sérieux à l’évaluation

Variations de tempo Variations de nuances variations de registre

variations de rythme

/4

/4 /3 /3 /3

/3


« PACIFIC 231 », Arthur Honegger.

Cette vidéo met en image la description de cette lourde machine à vapeur effectuée à travers le poème symphoniqe « Pacific 231 » d’Honegger. Il utilise divers éléments musicaux, comme les variations de nuances, les changements de tempo, les différents registres (échelle sonore : grave – médium – aigu), et certains instruments donnant un caractère lourd, etc. … pour décrire cette locomotive.

Dans toutes les musiques, ces caractéristiques musicales (tempo, nuances, en priorité), et d’autres (registres, instruments utilisés) visent à donner du mouvement à la musique afin d’empêcher l’ennui.

Cours à recopier :

CLIQUEZ POUR VOIR LA FICHE ET L’IMPRIMER EN BONNE QUALITE : Fiche à imprimer ou à recopier : CLIQUEZ ICI

 


Résumé notamment pour ceux ayant du mal à imprimer la fiche :

PARTIE TEMPO NUANCE INSTRUMENTS ET REGISTRE CARACTERE ET PARTIE DU VOYAGE DECRITE
  = Vitesse = Volume = Hauteur = Ressenti
1 Lent puis accélère Crescendo progressif Cordes (contrebasse) et cuivres dans un registre grave Lourd et mystérieux.
La locomotive démarre
2 Se stabilise dans une vitesse modérée Se stabilise dans une intensité moyenne (mf) Dialogue entre les instruments à cordes (dans les graves) et les cuivres (médium) Moins lourd grâce au registre est moins grave et au tempo moins lent qu’au début. Nous sommes au plein cœur du voyage
3 Il ralentit progressivement Très forte (besoin de puissance et d’énergie pour arrêter la machine et représenter le freinage) Dans les aigus pour les freins puis descend progressivement dans les graves.
Apparition des percussions pour mieux marquer le ralentissement.
Puissance, et énergie, avec cette nuance et les instruments choisis pour arrêter la machine qui retrouve sa lourdeur du début.
CONCLUSION : Je remarque que lorsque la machine est à l’arrêt les sons sont dans le registre grave. Ils vont vers l’aigu quand la machine accélère. Lorsque la machine est lancée, dans une vitesse stable on est dans un même registre.

Arthur Honegger (1892-1955), compositeur suisse, a écrit Pacific 231 en 1923. C’est une musique descriptive qui décrit une locomotive à vapeur, et ses différents mouvements : on appelle cela un poème symphonique. Honegger s’inspire des sons de cette machine, et des différentes parties d’un voyage au sein d’elle en structurant sa pièce en troisparties. On ressent bien la lourdeur de cette machine à vapeur, grâce aux instruments utilisés, leurs registres, au tempo, et aux nuances.

 


Cours à recopier :

Le poème symphonique Pacific 231, d’Arthur Honegger (1923) décrit une locomotive à vapeur. On ressent la lourdeur de cette machine notamment grâce aux instruments utilisés dans le registre grave.

poème symphonique : c’est une oeuvre instrumentale visant à décrire un personnage, un paysage, un objet, grâce à une oeuvre orchestrale (famille des bois, des cuivres, des cordes, des percussions)

Registre : c’est une variation de hauteur (grave, médium, aigu)

5è, SEQUENCE 1 : séance 1

Publié: 20 septembre 2019 dans CLASSES DE 5è

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

Le cours a commencé par des exemples chantés du professeur avec l’aide du piano. Le but était que les élèves entendent quelques éléments du langage musical qui permettent de mettre du mouvement dans la musique. Pour cela, ils avaient un tableau à remplir où se trouvaient diverses propositions :

De nuances (intensité du son) : Crescendo (de piano à Forte = d’un son pas fort, à fort) – Decrescendo (de Forte à piano = d’un son fort à pas fort) – ou – aucune variation de nuance.

De tempo (vitesse et variations de vitesse dans la musique) : Accélération – Ralentissement – Tempo stable.

Avec 7 exemples les élèves ont pris conscience que ce n’est pas parce qu’on accélère dans une musique qu’on doit chanter ou jouer plus fort, et inversement, ce n’est pas parce qu’on chante ou joue moins fort qu’on ralentit. Toutes les formules sont compatibles, il suffit de bien écouter…

Ensuite le professeur a fait visionner « Kalinka », une chanson populaire russe à la classe, avec diverses consignes permettant aux élèves de se concentrer sur le Tempo et la nuance du refrain, mais aussi de la strophe chantée par le soliste :

COURS À RECOPIER :

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

LE TEMPO : C’est la vitesse d’une musique. On peut dire qu’une musique est lente, rapide, modérée, accélère, ralentit ou reste stable…

LE RYTHME : C’est la valeur, la durée,  la longueur des notes et NON leur vitesse ! On peut dire qu’une note est courte ou longue.

NUANCES : C’est l’intensité, la puissance, le volume d’une musique.

AUDITION : « KALINKA »
Paroles : kalin kakalin kakalin kamaya

C’est une pièce populaire russe où l’on entend à chaque refrain une accélération et un Crescendo et au moment où le soliste chante la strophe, le tempo devient lent et assez libre.
Voici le schéma de l’évolution de cette pièce :
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable –
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable etc. …