5è, SEQUENCE 1 : Les éléments musicaux participant au mouvement en musique : La Valse à mille temps, J. Brel


Comment met-on du mouvement également
dans une musique de variété ?

Vidéo : La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959

COURS A RECOPIER :

La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959

J’entends une musique à 3 temps par mesure. C’est un rythme de Valse. Il y a un jeu de mots permanent dans les paroles, cette chanson est une prouesse littéraire. Aussi, chaque strophe évoque chacun des 3 temps de la valse : elles représentent les étapes d’une vie (seul, la rencontre, la naissance)
Les instruments qui jouent des notes courtes (rythme court) s’ajoutent et se retirent au fur et à mesure (piano, guitare, cymbale, orgue de barbarie, cuivres sur la fin…), et apportent du mouvement De plus, il y a une accélération, et une nuance de plus en plus forte.
C’est cette accélération et les notes courtes qui apportent une certaine lègereté à la chanson.
Ce rythme de Valse, à 3 temps, se termine à une vitesse endiablée. Le débit des paroles est extrêmement rapide, et Jacques Brel est un virtuose de la voix pour chanter ce texte à cette vitesse.

5è, SEQUENCE 1 : Les éléments musicaux participant au mouvement en musique : « L’apprenti sorcier » dans « Fantasia » : liens entre musique et image


COMMENT LA MUSIQUE AMPLIFIE-T-ELLE LES MOUVEMENTS ET ACTIONS DES PERSONNAGES DANS UN DESSIN ANIME PAR EXEMPLE ?

Lorsque l’on regarde des films d’horreur, ou des films à suspense, le fait de se boucher les oreilles met une distance supplémentaire entre l’écran et nous même. Du coup nous vivons l’action « de plus loin » et nous avons moins peur. C’est tout simplement parce que la musique amplifie les actions des personnages.

Lire la fiche de la pièce musicale, cliquez-ici

La musique utilisée dans ce dessin animé est le poème symphonique « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique) il s’inspire d’un poème de l’allemand Goethe, dont voici les 2 premiers couplets :

Le vieux sorcier n’est plus là
Cette fois il est bien parti !
Cette magie qu’il m’interdisait
Est enfin à ma portée.
Je vais pouvoir essayer
De faire obéir les esprits,
Jeter des sorts, jouer avec les maléfices !
Je vais montrer tout mon art !
Flots ! Flots !
En avant,
Répandez-vous,
Ne vous ménagez pas !
Eau jaillissante du ruisseau
Viens remplir et éclabousser le bassin.
C’est le basson qui joue le thème principal

{Cours à recopier}

La musique utilisée dans ce dessin animé est le poème symphonique « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique).

Dans cette vidéo, on voit que plusieurs paramètres musicaux sont utilisés pour intensifier les mouvements, les sentiments, et actions des personnages. La musique illustre ce qu’on voit, mais suggère aussi ce qu’on ne voit pas.

Quelques exemples :

– pour caractériser la discrétion de Mickey lorsque le sorcier va se coucher, la NUANCE est piano (douce)

-pour caractériser la présence du magicien qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent, tout près de Mickey, il y a des notes aigues (pour le mystère, la magie)

– pour caractériser la lenteur de Mickey lorsqu’il descend les escaliers, épuisé, le TEMPO est lent.

– pour caractériser la magie qui monte au ciel formant le papillon magique, le REGISTRE utilisé va du grave vers l’aigu : la mélodie est ascendante.

– pour caractériser la magie qui redescend brusquement et rapidement, la mélodie est descendante (le REGISTRE va de l’aigu vers le grave), et le TEMPO rapide.

– lorsque Mickey agite ses bras énergiquement pour prendre pouvoir sur le balai, la musique est agitée par un TEMPO rapide, et une NUANCE forte.

– lorsque le balai répond aux gestes de Mickey, des notes de rythme court se font entendre. Puis, il lui impose un rythme de danse même, la musique suit ce TEMPO modéré.

On comprend ainsi mieux comment la musique peut exagérer notre vision et notre ressenti. On se rend compte rapidement, qu’en coupant le son (vous pouvez essayer), le dessin animé prend moins d’envergure….

Marche à suivre pour réaliser un exposé réussi


Vous souhaitez faire un exposé ? Très bien ! Belle initiative !

Mais ne vous pressez pas… Prenez le temps de le construire, de le travailler pour faire avancer la classe afin qu’elle puisse progresser et proposer des exposés de meilleures qualités au fur et à mesure de l’année. Aussi, n’hésitez pas à me demander conseil sur la démarche de construction, le choix du sujet, des supports, ou tout questionnement, je suis là pour ça. Utilisez aussi école directe si on ne se voit pas et qu’une question est urgente.

Vous aurez 10/10 quoi qu’il arrive si votre exposé est juste bien conduit.

Voici les grandes lignes :

  1. CHOIX DU SUJET : prenez un sujet qui vous passionne, qui vous questionne : un groupe, un auteur, un chanteur, un courant musical, une œuvre vocale ou instrumentale, une chanson ou un groupe en phase avec les problèmes de société actuels ou plus anciens…
  2. COLLECTE DES INFORMATIONS : utilisez un document de collecte. Un fichier Word par exemple où vous allez copier-coller toutes les informations qui vous semblent utiles en lien avec votre sujet, même s’il y en a beaucoup
  3. TRI DES INFORMATIONS : vous ne pourrez pas tout dire, parce que ça va être trop long, parce qu’il y a des choses qui n’intéresseront pas forcément la classe. Parce qu’il y a des mots compliqués peut-être, et que vous ne voulez pas vous embarrasser à faire d’autres recherches encore….
  4. ORGANISER VOS IDEES : choisissez une organisation qui mette en lumière votre sujet. Optez pour une progression par thème, ou chronologique, peu importe, mais trouvez un moyen de faire en sorte que les informations soient organisées, avec une introduction, et une conclusion, dans laquelle vous pouvez aussi donner votre avis personnel. Il faut tenir le public en haleine, il ne faut pas que les informations soient trop linéaires, mais qu’elles soient claires, et bien réparties, bien organisées…
  5. CHOISISSEZ UN SUPPORT EFFICACE : images, vidéos à video-projeter, diaporama avec power-point, tout est bon pour illustrer. Mais il ne faut pas afficher le texte que vous allez restituer ! Choisissez des mots clés, des images évocatrices, ou des vidéos qui illustreront bien votre propos
  6. S’APPROPRIER SON EXPOSE : il faut éviter de lire une fiche, ou d’apprendre machinalement par coeur. Le mieux, est d’apprendre les points, le déroulement de l’exposer et de le restituer avec ses mots, tout en gardant le contact avec le public en montrant qu’on s’adresse à lui. On peut s’aider de petites fiches « pense-bête » où on affiche les grandes lignes, les dates importantes par exemple…
  7. S’ENTRAÎNER : il existe plusieurs moyens d’améliorer le rendu sonore et visuel de votre propos, épurer, enlever des mimiques, être plus efficace, simplifier, capter mieux l’attention :
    – faire son exposé devant un public pour s’entraîner (famille, amis, camarades) qui vous dira ce qu’il a aimé ou moins, ou ce qu’il faut corriger dans votre posture (mains dans les poches, bougeottes, etc. …)
    – vous enregistrer (sonore ou vidéo) : il n’y a rien de mieux qu’une auto-critique. Ca aide beaucoup ! Pensez-y !

5è, SEQUENCE 1, Le Mouvement : Le codage sur partition des variations de tempo, ou nuance


DEFINITIONS À CONNAÎTRE :

à recopier :

Poème symphonique : composition musicale assez ample, écrite pour un orchestre symphonique décrivant thème précis (un personnage, un endroit, un objet…)

tempo (ou vitesse) : vitesse d’exécution d’une pièce musicale. Elle peut varier :
– accélération : acc. ,
– ralentissement : Rall,
– indication chiffrée : T° = 60 indique une vitesse de 60 pulsations par minute, c’est à dire chaque seconde.
– un point d’orguePoint d'orguequi tient la valeur d’une note aussi longtemps que le chef le désire..

nuance (ou puissance ou intensité) : changement d’intensité dans une pièce musicale. Indiquées sur la partition par :
p (piano)
mf (mezzo forte),
f (forté) ,
< ou  cresc.,
> ou decresc.)

Hauteur (ou registre) : Hauteur à laquelle est jouée une note dans l’espace sonore.

Les voici, représentés sur partition :

Légende :

– en rouge, des variations de nuances ;

– en bleu, des variations de tempo.

5è : Consignes du travail de création à finaliser pour la semaine du 09 au 13/11/20


Ce travail sera réalisé en classe. L’évaluation aura lieu la semaine du 13 au 20 novembre 2019

CREATION 5è, Séquence : Quels éléments musicaux participent à mettre du mouvement dans une œuvre.

Par groupe de 3, 4 ou 5, interpréter 8 petites cellules musicales (les mêmes, ou différentes) qu’il faudra mettre un mouvement en variant 4 éléments musicaux (Tempo, Registre, Rythme, Nuances), deux fois chacun.

Cette interprétation peut être parlée, ou chantée, et/ou agrémentée de percussions corporelles, ou chorégraphie ou d’une touche originale. Vous pouvez interpréter un extrait de chansons connue ou moins connue : mais attention à ne pas chanter la mélodie originale quand vous devrez varier le registre (la hauteur) ou le rythme. Ces 2 éléments modifient l’écriture même de la chanson originale.
Un chef peut être désigné, mener et donner des gestes au groupe pour que l’exécution soit parfaite. Exemple : geste d’ouverture = plus en plus fort. Geste horizontal avec le doigt = vers l’aigu ou le grave. Gestes marqués = variation de tempo.

Il doit rendre une trace écrite expliquant ses choix artistiques et la chronologie approximative des évènements.

5è, SEQUENCE 1, Séance 2 : Les éléments musicaux participant au mouvement en musique : Pacific 231


« PACIFIC 231 », Arthur Honegger.

Cette vidéo met en image la description de cette lourde machine à vapeur effectuée à travers le poème symphoniqe « Pacific 231 » d’Honegger. Il utilise divers éléments musicaux, comme les variations de nuances, les changements de tempo, les différents registres (échelle sonore : grave – médium – aigu), et certains instruments donnant un caractère lourd, etc. … pour décrire cette locomotive.

Dans toutes les musiques, ces caractéristiques musicales (tempo, nuances, en priorité), et d’autres (registres, instruments utilisés) visent à donner du mouvement à la musique afin d’empêcher l’ennui.

Cours à recopier :

CLIQUEZ POUR VOIR LA FICHE ET L’IMPRIMER EN BONNE QUALITE : Fiche à imprimer ou à recopier : CLIQUEZ ICI


Résumé notamment pour ceux ayant du mal à imprimer la fiche :

Arthur Honegger (1892-1955), compositeur suisse, a écrit Pacific 231 en 1923. C’est une musique descriptive qui décrit une locomotive à vapeur, et ses différents mouvements : on appelle cela un poème symphonique. Honegger s’inspire des sons de cette machine, et des différentes parties d’un voyage au sein d’elle en structurant sa pièce en troisparties. On ressent bien la lourdeur de cette machine à vapeur, grâce aux instruments utilisés, leurs registres, au tempo, et aux nuances.

5è, SEQUENCE 1, Séance 2 : Les éléments musicaux participant au mouvement en musique : Pacific 231


Cours à recopier :

Le poème symphonique Pacific 231, d’Arthur Honegger (1923) décrit une locomotive à vapeur. On ressent la lourdeur de cette machine notamment grâce aux instruments utilisés dans le registre grave. On ressent aussi que cette machine se met en marche grâce au tempo lent qui accélère progressivement, et à la nuance (piano puis crescendo progressif).

poème symphonique : c’est une oeuvre orchestrale symphonique (famille des bois, des cuivres, des cordes, des percussions) visant à décrire un personnage, un paysage, un objet. 

Registre : c’est une variation de hauteur (grave, médium, aigu)

5è, SEQUENCE 1 : séance 1


Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

Le cours a commencé par des exemples chantés du professeur avec l’aide du piano. Le but était que les élèves entendent quelques éléments du langage musical qui permettent de mettre du mouvement dans la musique. Pour cela, ils avaient un tableau à remplir où se trouvaient diverses propositions :

De nuances (intensité du son) : Crescendo (de piano à Forte = d’un son pas fort, à fort) – Decrescendo (de Forte à piano = d’un son fort à pas fort) – ou – aucune variation de nuance.

De tempo (vitesse et variations de vitesse dans la musique) : Accélération – Ralentissement – Tempo stable.

Avec 7 exemples les élèves ont pris conscience que ce n’est pas parce qu’on accélère dans une musique qu’on doit chanter ou jouer plus fort, et inversement, ce n’est pas parce qu’on chante ou joue moins fort qu’on ralentit. Toutes les formules sont compatibles, il suffit de bien écouter…

Ensuite le professeur a fait visionner « Kalinka », une chanson populaire russe à la classe, avec diverses consignes permettant aux élèves de se concentrer sur le Tempo et la nuance du refrain, mais aussi de la strophe chantée par le soliste :

COURS À RECOPIER :

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

LE TEMPO : C’est la vitesse d’une musique. On peut dire qu’une musique est lente, rapide, modérée, accélère, ralentit ou reste stable…

LE RYTHME : C’est la valeur, la durée,  la longueur des notes et NON leur vitesse ! On peut dire qu’une note est courte ou longue.

NUANCES : C’est l’intensité, la puissance, le volume d’une musique.

AUDITION : « KALINKA »
Paroles : kalin kakalin kakalin kamaya

C’est une pièce populaire russe où l’on entend à chaque refrain une accélération et un Crescendo et au moment où le soliste chante la strophe, le tempo devient lent et assez libre.
Voici le schéma de l’évolution de cette pièce :
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable –
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable etc. …

Page de garde toute faite à imprimer


Comme annoncé en classe, je vous ai réalisé 2 pages de garde. Si l’une d’entre-elles vous plaît, vous pouvez l’imprimer et y ajouter votre nom-prénom à l’endroit réservé à cet effet (cadre vierge).

Ce n’est bien évidemment pas une obligation, mais vous devez avoir une page de garde pour votre classeur de toutes manières.

Pour l’imprimer, cliquez sur l’une ou l’autre proposition. Une fenêtre s’ouvrira, et vous pouvez imprimer.

page de garde 1

page de garde 2