Archives de la catégorie ‘CLASSES DE 4è’


Voici la fiche, téléchargeable en couleur sur le Gospel, son apparition et son expansion.

Cliquez ci-dessous pour télécharger et imprimer cette fiche en couleurs :

HDA 4è FICHE 2 – Le Gospel

Les paroles parlent de Moise, qui doit libérer le peuple hébreux, captif en  Egypte. Les esclaves américains, d’identifient à ces hébreux, par pudeur, et ne pas parler d’eux-mêmes. Du coup les personnages de ces chants Negro spiritual sont ceux de l’Ancien Testament.

Après la guerre civile de 1865, et après l’abolition de l’esclavage, ces chants, qui ont toujours des influences africaines, sont plus joyeux, et s’adressent à Dieu, pour le remercier. Le Gospel naît. Et avec la naissance du disque, des universités noires, des ensembles vocaux un peu partout, ce style s’expatrie partout dans le monde.

Des instrumentistes enlèvent les chanteurs, modifient les mélodies en gardant les grilles d’accords : c’est la naissance de l’improvisation, et donc du Blues, puis du Jazz en rendant cette musique plus complexe… Puis d’autres styles, après avoir subit divers métissages, naissent : Rythm’ and Blues, R’nB, rap, …

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Les Youyous algériens : chants de fêtes et de révoltes

à écouter : Youyous algériens

Le chant écouté est un chant interprété au cours de la cérémonie d’application du henné. Ce dernier est un arbuste d’Arabie cultivé dans presque tout l’Orient. Ses feuilles, une fois séchées et pulvérisées fournissent une poudre rouge très utilisée comme teinture pour les cheveux et les ongles.

Le henné est déposé dans la main droite de la mariée pendant que sa mère, par l’intermédiaire de la chanteuse, lui adresse des vœux de bonheur et de prospérité. Seules les femmes peuvent assister à cette cérémonie pendant laquelle quelques femmes frappent des darboukas (instruments à percussion). Les youyous (technique du ioulement) de ces femmes sont destinés à féliciter la mariée.

La mélopée (seul moment où l’on entend les paroles) est chantée dans le médium de la voix. Les ioulements, en revanche, sont très aigus.

On entend ces ioulements dans le prélude, avant chaque refrain et dans le post-lude de la chanson « Musulmanes » de Michel Sardou :

http://www.dailymotion.com/video/x2zoeh_star-academy-4-musulmanes_music

 


Le chant diphonique, et la notion d’Harmoniques.

Le phénomène sonore est très complexe. Des physiciens étudient l’acoustique et les sons, et grâce aux machines apparues au XXè siècle on a pu confirmer physiquement, et scientifiquement que la constitution d’un son est l’addition de plusieurs fréquences. Elles sont exprimées en Hertz (Hz). Une fréquence FAIBLE, est un son GRAVE. Une fréquence ELEVEE est un son AIGU.

Une note est simplement une fréquence fondamentale, avec au-dessus, d’autres fréquences. Ces fréquences sont entendues à certaines intensités bien plus faibles (volume). Ce qui fait que nous distinguons le son du piano, d’un saxophone par exemple, vient du fait que ces fréquences ne sont pas entendues aux mêmes intensités. C’est ce qu’on appelle LE TIMBRE.

Pour comprendre et approfondir cette notion physique, je vous invite à découvrir un site remarquable, avec des extraits sonores explicites : CLIQUEZ ICI : Découverte de la notion de Timbre

En Mongolie, et d’autres pays d’Asie (Tibet…), les moines bouddhistes en particulier ont développé la technique du chant diphonique, qui leur permet de mieux entrer en communication avec leurs Dieux.
Outre la Mongolie, l’Inde et l’Afrique du sud comptent également des chanteurs diphoniques. Certains moines tibétains pratiquent également ce chant et vont même jusqu’à se briser les cordes vocales volontairement pour obtenir un timbre de voix plus grave.

Le chant diphonique fait partie intégrante de la vie musicale en Mongolie et au Touva. Pratique vocale ancestrale, il est lié par tradition à la nature et aux forces qui l’animent. Il est chargé de rythmer les évènements de la vie quotidienne (imitation du vent, cris d’animaux…). On le rencontre également dans d’autres régions du monde comme au Tibet où les moines Gyuto l’utilisent dans leur pratique spirituelle ainsi que chez les femmes de la tribu Xhosa en Afrique du Sud.

Cette pratique vocale a commencé à susciter de l’intérêt chez les musiciens occidentaux depuis la fin des années 60 avec K. Stockhausen (Stimmung), David Hykes, Tran Quang Haï…

Cette technique, très difficile demande un travail vocal rigoureux. Elle consiste à chanter un bourdon (une note tenue dans le registre grave), et en formant des voyelles spécifiques, et en plaçant astucieusement sa langue, placer une mélodie au-dessus de ce bourdon. Cette mélodie correspond aux harmoniques. Le chanteur aura réussi à sélectionner des fréquences d’harmoniques, en sachant quelle voyelle, et quelle placement de la langue il devait utiliser pour faire « sonner » ou « sortir » l’harmonique voulue.

Un excellent site qui vous fera comprendre intuitivement le chant diphonique :

SITE CHANT DIPHONIQUE : CLIQUEZ-ICI

Voici quelques exemples :

COURS : 

Chant diphonique : technique de chant permettant à une seule personne de produire deux sons simultanés d’une seule voix. Un premier son, appelé le « bourdon », provient du fond de la gorge. Il est grave et constant et compose le fond du chant. Un second son plus aigu, appelé « harmonique », forme la mélodie. Le chant ainsi obtenu nous rappelle celui d’une guimbarde.

On retrouve ces techniques principalement en Mongolie, mais aussi dans les récitations de « Mantras » par les moines bouddhistes dans les monastères, et dans d’autres pays d’Asie du Nord, ou a quelques endroits du globe. Pour eux, cette technique leur permet d’exercer un pouvoir sur les Dieux.


TABLEAU RECAPITULATIF DES DIFFERENTES AUDITIONS DE LA SEQUENCE. Ce qu’il faut retenir des inspirations religieuses, et des caractéristiques musicales de ces 4 auditions de culture, et d’inspiration différentes. :

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NOUVELLE ECOUTE :


MISSA CRIOLA, Ariel Ramirez, 1963. Cette messe est composée sur des thèmes populaires d’Amérique du Sud. Elle comporte les 5 parties habituelles de l’office religieux catholique : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei mais le texte est en espagnol, et non en latin. Le choix de ces mélodies, rythmes et instruments rend l’œuvre plus vivante et festive. Même si le côté solennel est bien représenté par le rythme Yaravi de la partie B.

3 Parties :

A : Rythme Carnavalito, festif. Instruments :

Charangos (sorte de guitare bolivienne),

Bombo,

grelots (percussion)…


B : Chant plus langoureux, rythme de Yaravi (plus lent, valeur longue, plus méditatif)


A’ : Retour Rythme Carnavalito, festif. Apparition des Quenas (flûte droite des Andes)

Texte :

A. Gloria a Dios, en las alturas, yen la tierra, paz a los hombres, que ama el Señor
Te alabamos, te bendecimos, te adoramos, glorificamos, te damos gracias,
Por tu inmensa Gloria, Señor Dios, Rey celestial

B. Dios Padre todo poderoso, Señor Hijo unico Jesu Cristo
Señor Dios, cordero de Dios, Hijo del Padre, tu que quittas los pecados del mundo
Ten piedad de nosotros, atiende nuestras suplicas, tu que reinas con el Padre, ten piedad de nosotros

A’. Porque tu solo eres Santo, solo tu, Senor tu solo, tu solo altissimo Jesu Cristo, con el Espiritu Santo
En la gloria, de Dios Padre, Amen

Traduction en Latin :

Gloria in excelsis Deo
Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.
Laudamus te. Benedicimus te. Adoramus te.
Glorificamus te. Gratias agimus tibi
propter magnam gloriam tuam,
Domine Deus, Rex caelestis,
Deus Pater omnipotens.
Domine Fili unigenite, Jesu Christe.
Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris,
qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram ;
qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.
Quoniam tu solus Sanctus,
tu solus Dominus,
tu solus Altissimus, Jesu Christe.
Cum Sancto Spiritu :
in gloria Dei Patris. Amen.

En français :

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté[1].
Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons,
Nous te glorifions, nous te rendons grâce,
pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,le Fils du Père.
Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous
Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.
Car toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul es le Très-Haut,
Jésus Christ, avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

AUDITION :

Pour écouter cette pièce, laisser le curseur dessus, et patientez, OU cliquez dessus, OU MIEUX : clic droit sur le fichier, puis « enregister la cible du lien sous… » afin de l’avoir en permence sur votre disque dur sans avoir besoin de vous connecter.

Ravi Shankar, Kirwani

La musique en Inde est de nature divine. Elle est liée à la religion (hindouisme). Selon la mythologie indienne, c’est par un son que Brâhma aurait crée l’univers. Du coup, les dieux et déesses indiens, comme Sarasvâti (la femme de Brâhma) sont souvent représentés avec des instruments (ici, le Vina, ancêtre du sitar)

Sarasvati

En Inde, les morceaux traditionnels sont appelés râgas, ils ont des humeurs particulières.

Râga : combinaison de notes qui suggère des sentiments particuliers (joie, tristesse, etc. … ) ou un moment de la journée ou de l’année.

La musique indienne est souvent structurée en 3 parties :

Alap : sorte d’introduction lente où on annonce la couleur (raga) de la pièce
Jor : entrée des cellules rythmiques par les tablas (tala)
Jhala : sorte de bouquet final rapide, où le sitar prend une plus grande importance rythmique

Cette musique a inspiré de nombreux groupes de rock, comme les Beatles, qui ont repris la structure, les instruments et les couleurs (râgas) de la musique indienne.


Pour la semaine du 29/01/18, chers 4è, vous devez réaliser un exposé oral, seul ou en groupe, sur une musique traditionnelle d’inspiration religieuse de votre choix.

Certaines consignes sont à respecter :

– Seul, l’exposé doit durer 5 min maximum

– En groupe de 3 personnes minimum, 4 maximum, il doit durer environ 10 min. Ne pas aller au-delà.

– Un lien doit être fait entre votre musique et les traditions du pays en question, et sa relation éventuelle avec leur religion

– Vous pouvez utiliser tout support : affiche, projection de photo, réalisation de diaporama (attention, si vous y mettez un fichier audio ou vidéo, pensez à l’apporter, et à ne pas y mettre uniquement le lien !), fichier son, fichier vidéo, photocopies,…

– Votre exposé ne doit pas être une lecture, vous devez en prendre connaissance et vous détacher de votre fiche

– Ne faites pas de copié-collé issu d’un site internet.

 

N’attendez pas la dernière minute pour composer votre groupe, et trouver le sujet de votre exposé. Il n’y a pas que le gospel. Allez voir dans les pays tibétains, orientaux, africains, américains, de l’est, d’Amérique du Sud… La Terre est immense… Les différences religieuses, traditionnelles et culturelles sont incroyablement riches… Prouvez-le !