Archives de la catégorie ‘CLASSES DE 4è’


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HDA 4è FICHE 1 – La nouvelle Carmen

Contenu de la fiche :

Carmen est une nouvelle de Prosper Mérimée écrite en 1845, publiée en 1847. C’est l’opéra homonyme de Georges Bizet (sur un livret de Meilhac et Halévy), en 1875 qui la rendit célèbre.

Le compositeur : Georges Bizet (1838-1875)
Formation instrumentale : orchestre symphonique, choeurs et voix solistes.

Genre : opéra comique en 4 actes
Le livret :
L’action se passe à Séville (ville du Sud de l’Espagne) vers 1820. Carmen, une cigarière, promet l’amour à Don José le brigadier qui l’enferme pour avoir blessé une femme au visage. Mais elle tombe amoureuse à sa sortie de prison d’Escamillo, toréador. Les fins sont différentes selon les metteurs en scène.

Le personnage joué par Carmen demande de grandes qualités vocales (de mezzo soprano, et d’acteur). Cet opéra, est considéré comme celui le plus joué au monde.

Cette nouvelle a été adaptée dans plusieurs films, ou même évoquée avec la musique de Bizet dans des dessins animés.

Le personnage de Carmen a aussi souvent été peint.

Nous avons vu en classe que de nombreuses musiques issues de l’opéra « Carmen » de G. Bizet sont connues, et même utilisées dans certains films, et dessins animées (Tom et Jerry…)

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Même si la voix et les instruments sont importants dans les opéras, les choix de mises en scène sont déterminants pour les goûts du spectateur.

Vidéo : CARMEN «près des remparts de Séville» (version film)

Don José, le brigadier est séduit et libère Carmen

Comme c’est une voix lyrique (travaillée de manière à ce que la voix porte, sans fatiguer les cordes vocales), les paroles ne sont pas toujours compréhensibles… Les voici :

Près des remparts de Séville,
Chez mon ami Lillas Pastia,
J’irai danser la Séguedille
Et boire du Manzanilla.
J’irai chez mon ami Lillas Pastia.
Oui mais toute seule on s’ennuie,
Et les vrais plaisirs sont à deux; Donc, pour me tenir compagnie,
J’emmènerai mon amoureux!
Mon amoureux il est au diable,
Je l’ai mis à la porte hier!
Mon pauvre cœur très consolable,
Mon cœur est libre comme l’air!
J’ai des galants à la douzaine,
Mais ils ne sont pas à mon gré.
Voici la fin de la semaine:
Qui veut m’aimer? je l’aimerai!
Nous danserons la Séguedille
Et boirons du Manzanilla.
Tra la la la la la la la la la la,
tra la la la la la la la la la la la.

 Pour comprendre que le metteur en scène a un rôle important, et peut changer notre manière ou non d’aimer un opéra, voici 3 vidéos, issus de 3 mises en scène, du même opéra : « Carmen », de Georges Bizet, du même acte, et de la même scène : « Avec la garde montante » :

Visionnage de 3 extraits de la même scène de Carmen : «Avec la garde montante».

On voit que les choix des décors, costumes, importance musicale, chorégraphie, change d’une mise en scène à une autre. Ceci est pareil dans tous les opéras. Du coup, ça peut plaire ou non à un certain public.

 

Dans cette vidéo, essayons de comprendre les coulisses de l’opéra, et voyons l’immensité de travail qu’engendre sa création, et sa mise en oeuvre :

En quelques mots, résumons :

il y a 2 salles d’opéra monumentales à Paris : l’opéra Garnier, et l’opéra Bastille (plus récent).

L’opéra Garnier peut contenir 2000 spectateurs environ. Dans ces 2 salles on retrouve des surfaces de dégagements (endroit où l’on peut stocker d’autres décors d’opéra). Les planchers sont inclinés pour permettre au spectateur de voir tout ce qu’il se déroule sur scène. Les musiciens, eux, sont dans une fosse d’orchestre pour ne pas cacher l’espace scénique, mais être quand même visible pour le spectateur.

Voix d’hommes : Basse (grave), Baryton (médium), Ténor (Aigu)

Voix de femmes : Alto (grave), Mezzo (médium), Soprane (Aigu)


Voici la fiche, téléchargeable en couleur sur le Gospel, son apparition et son expansion.

Cliquez ci-dessous pour télécharger et imprimer cette fiche en couleurs :

HDA 4è FICHE 2 – Le Gospel

Les paroles parlent de Moise, qui doit libérer le peuple hébreux, captif en  Egypte. Les esclaves américains, d’identifient à ces hébreux, par pudeur, et ne pas parler d’eux-mêmes. Du coup les personnages de ces chants Negro spiritual sont ceux de l’Ancien Testament.

Après la guerre civile de 1865, et après l’abolition de l’esclavage, ces chants, qui ont toujours des influences africaines, sont plus joyeux, et s’adressent à Dieu, pour le remercier. Le Gospel naît. Et avec la naissance du disque, des universités noires, des ensembles vocaux un peu partout, ce style s’expatrie partout dans le monde.

Des instrumentistes enlèvent les chanteurs, modifient les mélodies en gardant les grilles d’accords : c’est la naissance de l’improvisation, et donc du Blues, puis du Jazz en rendant cette musique plus complexe… Puis d’autres styles, après avoir subit divers métissages, naissent : Rythm’ and Blues, R’nB, rap, …


Les Youyous algériens : chants de fêtes et de révoltes

à écouter : Youyous algériens

Le chant écouté est un chant interprété au cours de la cérémonie d’application du henné. Ce dernier est un arbuste d’Arabie cultivé dans presque tout l’Orient. Ses feuilles, une fois séchées et pulvérisées fournissent une poudre rouge très utilisée comme teinture pour les cheveux et les ongles.

Le henné est déposé dans la main droite de la mariée pendant que sa mère, par l’intermédiaire de la chanteuse, lui adresse des vœux de bonheur et de prospérité. Seules les femmes peuvent assister à cette cérémonie pendant laquelle quelques femmes frappent des darboukas (instruments à percussion). Les youyous (technique du ioulement) de ces femmes sont destinés à féliciter la mariée.

La mélopée (seul moment où l’on entend les paroles) est chantée dans le médium de la voix. Les ioulements, en revanche, sont très aigus.

On entend ces ioulements dans le prélude, avant chaque refrain et dans le post-lude de la chanson « Musulmanes » de Michel Sardou :

http://www.dailymotion.com/video/x2zoeh_star-academy-4-musulmanes_music

 


Le chant diphonique, et la notion d’Harmoniques.

Le phénomène sonore est très complexe. Des physiciens étudient l’acoustique et les sons, et grâce aux machines apparues au XXè siècle on a pu confirmer physiquement, et scientifiquement que la constitution d’un son est l’addition de plusieurs fréquences. Elles sont exprimées en Hertz (Hz). Une fréquence FAIBLE, est un son GRAVE. Une fréquence ELEVEE est un son AIGU.

Une note est simplement une fréquence fondamentale, avec au-dessus, d’autres fréquences. Ces fréquences sont entendues à certaines intensités bien plus faibles (volume). Ce qui fait que nous distinguons le son du piano, d’un saxophone par exemple, vient du fait que ces fréquences ne sont pas entendues aux mêmes intensités. C’est ce qu’on appelle LE TIMBRE.

Pour comprendre et approfondir cette notion physique, je vous invite à découvrir un site remarquable, avec des extraits sonores explicites : CLIQUEZ ICI : Découverte de la notion de Timbre

En Mongolie, et d’autres pays d’Asie (Tibet…), les moines bouddhistes en particulier ont développé la technique du chant diphonique, qui leur permet de mieux entrer en communication avec leurs Dieux.
Outre la Mongolie, l’Inde et l’Afrique du sud comptent également des chanteurs diphoniques. Certains moines tibétains pratiquent également ce chant et vont même jusqu’à se briser les cordes vocales volontairement pour obtenir un timbre de voix plus grave.

Le chant diphonique fait partie intégrante de la vie musicale en Mongolie et au Touva. Pratique vocale ancestrale, il est lié par tradition à la nature et aux forces qui l’animent. Il est chargé de rythmer les évènements de la vie quotidienne (imitation du vent, cris d’animaux…). On le rencontre également dans d’autres régions du monde comme au Tibet où les moines Gyuto l’utilisent dans leur pratique spirituelle ainsi que chez les femmes de la tribu Xhosa en Afrique du Sud.

Cette pratique vocale a commencé à susciter de l’intérêt chez les musiciens occidentaux depuis la fin des années 60 avec K. Stockhausen (Stimmung), David Hykes, Tran Quang Haï…

Cette technique, très difficile demande un travail vocal rigoureux. Elle consiste à chanter un bourdon (une note tenue dans le registre grave), et en formant des voyelles spécifiques, et en plaçant astucieusement sa langue, placer une mélodie au-dessus de ce bourdon. Cette mélodie correspond aux harmoniques. Le chanteur aura réussi à sélectionner des fréquences d’harmoniques, en sachant quelle voyelle, et quelle placement de la langue il devait utiliser pour faire « sonner » ou « sortir » l’harmonique voulue.

Un excellent site qui vous fera comprendre intuitivement le chant diphonique :

SITE CHANT DIPHONIQUE : CLIQUEZ-ICI

Voici quelques exemples :

COURS : 

Chant diphonique : technique de chant permettant à une seule personne de produire deux sons simultanés d’une seule voix. Un premier son, appelé le « bourdon », provient du fond de la gorge. Il est grave et constant et compose le fond du chant. Un second son plus aigu, appelé « harmonique », forme la mélodie. Le chant ainsi obtenu nous rappelle celui d’une guimbarde.

On retrouve ces techniques principalement en Mongolie, mais aussi dans les récitations de « Mantras » par les moines bouddhistes dans les monastères, et dans d’autres pays d’Asie du Nord, ou a quelques endroits du globe. Pour eux, cette technique leur permet d’exercer un pouvoir sur les Dieux.


TABLEAU RECAPITULATIF DES DIFFERENTES AUDITIONS DE LA SEQUENCE. Ce qu’il faut retenir des inspirations religieuses, et des caractéristiques musicales de ces 4 auditions de culture, et d’inspiration différentes. :

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