Séquence 1, séance 3 : messe en Si mineur, Jean-Sébastien Bach, comparatif « Crucifixus / Et resurrexit »

Dans la période baroque (entre 1600 et 1750 environ), les artistes aiment décorer, illustrer, l’exubérance. On retrouve ces caractéristiques dans la peinture, la littérature, l’architecture. En musique, les mélodies sont surchargées en ornements.
Je vous propose d’écouter l’œuvre « crucifixus » issue de la Messe en Si m de J.-S. Bach :

Elle a été inspiré d’une cantate plus ancienne de Bach lui-même : Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (Les pleurs et les lamentations, les tourments et le découragement)

Cette œuvre contraste beaucoup avec la suivante. Après la crucifixion, la résurrection ; voici « Et resurrexit », toujours de la messe en Si m de Bach

Éléments musicaux Crucifixus Et resurrexit
Tempo Lent, pesant Vif, énergique
Harmonie Mineure, sombre Majeure, lumineuse
Mélodie Descendante (chute, douleur) Ascendante (élévation, gloire)
Accompagnement Cordes + basse obstinée répétée Orchestre complet avec trompettes et timbales
Atmosphère Souffrance, gravité Joie, éclat, vie retrouvée

👉 Le contraste musical illustre le contraste théologique : mort et souffrance (Crucifixus) / vie et gloire (Et resurrexit).

Un peu d’histoire :
Johann Sebastian Bach (1685‑1750) est grand compositeur allemand de l’époque baroque. La Messe en si mineur est une œuvre monumentale, écrite à la fin de sa vie. Bach y exprime sa foi et son art de la composition chorale et instrumentale.
Une messe en musique rassemble différentes parties de la messe catholique (Kyrie, Gloria, Credo, etc.).

Mots clés

À retenir

La Messe en si mineur de Bach illustre le texte sacré par la musique. Le figuralisme (transcription musicale du texte, par divers effets), permet de rendre audible le sens des mots. Bach utilise le contraste entre Crucifixus et Et resurrexit pour traduire la souffrance et la gloire.

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