5è, SEQUENCE 1 : Les éléments musicaux participant au mouvement en musique : La Valse à mille temps, J. Brel


Comment met-on du mouvement également
dans une musique de variété ?

Vidéo : La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959

COURS A RECOPIER :

La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959

J’entends une musique à 3 temps par mesure. C’est un rythme de Valse. Il y a un jeu de mots permanent dans les paroles, cette chanson est une prouesse littéraire. Aussi, chaque strophe évoque chacun des 3 temps de la valse : elles représentent les étapes d’une vie (seul, la rencontre, la naissance)
Les instruments qui jouent des notes courtes (rythme court) s’ajoutent et se retirent au fur et à mesure (piano, guitare, cymbale, orgue de barbarie, cuivres sur la fin…), et apportent du mouvement De plus, il y a une accélération, et une nuance de plus en plus forte.
C’est cette accélération et les notes courtes qui apportent une certaine lègereté à la chanson.
Ce rythme de Valse, à 3 temps, se termine à une vitesse endiablée. Le débit des paroles est extrêmement rapide, et Jacques Brel est un virtuose de la voix pour chanter ce texte à cette vitesse.

Séquence 1, Blues, Séance 4 : analyse d’un blues traditionnel + Notion de transposition


Cours :

Ecoute :  (cliquez ici)

{cours à recopier}

Audition :

Buddy Guy : «Damn Right I’’ve Got the Blues»

Instruments entendus :
Batterie, guitare électrique, Basse, piano, Orgue Hammon

Modes de jeu du chanteur :  chanté, parlé, parfois crié

L’introduction improvisée à la guitare dure le temps d’une grille harmonique,  donc 12 mesures.

Comme nous pouvons le constater, les paroles d’une strophe sont réparties de manière logique sur la grille.

{fin du cours à recopier}

Capture d’écran 2015-10-07 à 11.22.31

Rappel :

Transposition : procédé de décalage de hauteur de la mélodie et de l’accompagnement. 

4è, SEQUENCE 2 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Le chant diphonique et la notion d' »Harmoniques »


Le chant diphonique, et la notion d’Harmoniques.

Le phénomène sonore est très complexe. Des physiciens étudient l’acoustique et les sons, et grâce aux machines apparues au XXè siècle on a pu confirmer physiquement, et scientifiquement que la constitution d’un son est l’addition de plusieurs fréquences. Elles sont exprimées en Hertz (Hz). Une fréquence FAIBLE, est un son GRAVE. Une fréquence ELEVEE est un son AIGU.

Une note est simplement une fréquence fondamentale, avec au-dessus, d’autres fréquences. Ces fréquences sont entendues à certaines intensités bien plus faibles (volume). Ce qui fait que nous distinguons le son du piano, d’un saxophone par exemple, vient du fait que ces fréquences ne sont pas entendues aux mêmes intensités. C’est ce qu’on appelle LE TIMBRE.

Pour comprendre et approfondir cette notion physique, je vous invite à découvrir un site remarquable, avec des extraits sonores explicites : CLIQUEZ ICI : Découverte de la notion de Timbre

En Mongolie, et d’autres pays d’Asie (Tibet…), les moines bouddhistes en particulier ont développé la technique du chant diphonique, qui leur permet de mieux entrer en communication avec leurs Dieux.
Outre la Mongolie, l’Inde et l’Afrique du sud comptent également des chanteurs diphoniques. Certains moines tibétains pratiquent également ce chant et vont même jusqu’à se briser les cordes vocales volontairement pour obtenir un timbre de voix plus grave.

Le chant diphonique fait partie intégrante de la vie musicale en Mongolie et au Touva. Pratique vocale ancestrale, il est lié par tradition à la nature et aux forces qui l’animent. Il est chargé de rythmer les évènements de la vie quotidienne (imitation du vent, cris d’animaux…). On le rencontre également dans d’autres régions du monde comme au Tibet où les moines Gyuto l’utilisent dans leur pratique spirituelle ainsi que chez les femmes de la tribu Xhosa en Afrique du Sud.

Cette pratique vocale a commencé à susciter de l’intérêt chez les musiciens occidentaux depuis la fin des années 60 avec K. Stockhausen (Stimmung), David Hykes, Tran Quang Haï…

Cette technique, très difficile demande un travail vocal rigoureux. Elle consiste à chanter un bourdon (une note tenue dans le registre grave), et en formant des voyelles spécifiques, et en plaçant astucieusement sa langue, placer une mélodie au-dessus de ce bourdon. Cette mélodie correspond aux harmoniques. Le chanteur aura réussi à sélectionner des fréquences d’harmoniques, en sachant quelle voyelle, et quelle placement de la langue il devait utiliser pour faire « sonner » ou « sortir » l’harmonique voulue.

Un excellent site qui vous fera comprendre intuitivement le chant diphonique :

SITE CHANT DIPHONIQUE : CLIQUEZ-ICI

ou encore : http://ehess.modelisationsavoirs.fr/ethnomus/diphonique/hai1.html

Voici quelques exemples :

COURS à recopier : 

Chant diphonique : technique de chant permettant à une seule personne de produire deux sons simultanés d’une seule voix. Un premier son, appelé le « bourdon », provient du fond de la gorge. Il est grave et constant et compose le fond du chant. Un second son plus aigu, appelé « harmonique », forme la mélodie. Le chant ainsi obtenu nous rappelle celui d’une guimbarde.

On retrouve ces techniques principalement en Mongolie, mais aussi dans les récitations de « Mantras » par les moines bouddhistes dans les monastères, et dans d’autres pays d’Asie du Nord, ou a quelques endroits du globe. Pour eux, cette technique leur permet d’exercer un pouvoir sur les Dieux.

FIN DU COURS à recopier

4è, SEQUENCE 2 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Les youyous algériens


Les Youyous algériens : chants de fêtes et de révoltes

à écouter :

Le chant écouté est un chant interprété au cours de la cérémonie d’application du henné. Ce dernier est un arbuste d’Arabie cultivé dans presque tout l’Orient. Ses feuilles, une fois séchées et pulvérisées fournissent une poudre rouge très utilisée comme teinture pour les cheveux et les ongles.

Le henné est déposé dans la main droite de la mariée pendant que sa mère, par l’intermédiaire de la chanteuse, lui adresse des vœux de bonheur et de prospérité. Seules les femmes peuvent assister à cette cérémonie pendant laquelle quelques femmes frappent des darboukas (instruments à percussion). Les youyous (technique du ioulement) de ces femmes sont destinés à féliciter la mariée.

La mélopée (seul moment où l’on entend les paroles) est chantée dans le médium de la voix. Les ioulements, en revanche, sont très aigus.

On entend ces ioulements dans le prélude, avant chaque refrain et dans le post-lude de la chanson « Musulmanes » de Michel Sardou :

http://www.dailymotion.com/video/x2zoeh_star-academy-4-musulmanes_music

 

4è, SEQUENCE 3 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Musique indienne, Missa Criolla


NOUVELLE ECOUTE :

{à recopier}

écoute : « Gloria », issu de la MISSA CRIOLA, d’Ariel Ramirez, 1963.

Cette messe est composée sur des thèmes (mélodies) populaires d’Amérique du Sud. Elle comporte les 5 parties habituelles de l’office religieux catholique : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei mais le texte est en espagnol, et non en latin. Le choix de ces mélodies, rythmes et instruments rend l’œuvre plus vivante et festive. Même si le côté solennel est bien représenté par le rythme Yaravi de la partie B.

3 Parties :

A : Rythme Carnavalito, festif. Le chœur mixte dialogue de manière joyeuse avec le soliste (Ténor)

Instruments :

Charangos (sorte de guitare bolivienne),

Bombo,

grelots (percussion)…


B : Chant plus langoureux, rythme de Yaravi (plus lent, valeur longue, plus méditatif) avec les Quenas (flûte droite des Andes). Le chœur passe au second plan, en bouches fermées. Le soliste chante seul, de manière plus méditative.


A’ : Retour Rythme Carnavalito, festif. Avec les Quenas (flûte droite des Andes)

{FIN DU COURS A RECOPIER}

Texte :

A. Gloria a Dios, en las alturas, yen la tierra, paz a los hombres, que ama el Señor
Te alabamos, te bendecimos, te adoramos, glorificamos, te damos gracias,
Por tu inmensa Gloria, Señor Dios, Rey celestial

B. Dios Padre todo poderoso, Señor Hijo unico Jesu Cristo
Señor Dios, cordero de Dios, Hijo del Padre, tu que quittas los pecados del mundo
Ten piedad de nosotros, atiende nuestras suplicas, tu que reinas con el Padre, ten piedad de nosotros

A’. Porque tu solo eres Santo, solo tu, Senor tu solo, tu solo altissimo Jesu Cristo, con el Espiritu Santo
En la gloria, de Dios Padre, Amen

Traduction en Latin :

Gloria in excelsis Deo
Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.
Laudamus te. Benedicimus te. Adoramus te.
Glorificamus te. Gratias agimus tibi
propter magnam gloriam tuam,
Domine Deus, Rex caelestis,
Deus Pater omnipotens.
Domine Fili unigenite, Jesu Christe.
Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris,
qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram ;
qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.
Quoniam tu solus Sanctus,
tu solus Dominus,
tu solus Altissimus, Jesu Christe.
Cum Sancto Spiritu :
in gloria Dei Patris. Amen.

En français :

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté[1].
Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons,
Nous te glorifions, nous te rendons grâce,
pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,le Fils du Père.
Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous
Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.
Car toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul es le Très-Haut,
Jésus Christ, avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

5è, SEQUENCE 1 : Les éléments musicaux participant au mouvement en musique : « L’apprenti sorcier » dans « Fantasia » : liens entre musique et image


COMMENT LA MUSIQUE AMPLIFIE-T-ELLE LES MOUVEMENTS ET ACTIONS DES PERSONNAGES DANS UN DESSIN ANIME PAR EXEMPLE ?

Lorsque l’on regarde des films d’horreur, ou des films à suspense, le fait de se boucher les oreilles met une distance supplémentaire entre l’écran et nous même. Du coup nous vivons l’action « de plus loin » et nous avons moins peur. C’est tout simplement parce que la musique amplifie les actions des personnages.

Lire la fiche de la pièce musicale, cliquez-ici


La musique utilisée dans ce dessin animé est le poème symphonique « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique) il s’inspire d’un poème de l’allemand Goethe, dont voici les 2 premiers couplets :

Le vieux sorcier n’est plus là
Cette fois il est bien parti !
Cette magie qu’il m’interdisait
Est enfin à ma portée.
Je vais pouvoir essayer
De faire obéir les esprits,
Jeter des sorts, jouer avec les maléfices !
Je vais montrer tout mon art !
Flots ! Flots !
En avant,
Répandez-vous,
Ne vous ménagez pas !
Eau jaillissante du ruisseau
Viens remplir et éclabousser le bassin.
C’est le basson qui joue le thème principal

{Cours à recopier}

La musique utilisée dans ce dessin animé est le poème symphonique « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique).

Dans cette vidéo, on voit que plusieurs paramètres musicaux sont utilisés pour intensifier les mouvements, les sentiments, et actions des personnages. La musique illustre ce qu’on voit, mais suggère aussi ce qu’on ne voit pas.

Quelques exemples :

– pour caractériser la discrétion de Mickey lorsque le sorcier va se coucher, la NUANCE est piano (douce)

-pour caractériser la présence du magicien qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent, tout près de Mickey, il y a des notes aigues (pour le mystère, la magie)

– pour caractériser la lenteur de Mickey lorsqu’il descend les escaliers, épuisé, le TEMPO est lent.

– pour caractériser la magie qui monte au ciel formant le papillon magique, le REGISTRE utilisé va du grave vers l’aigu : la mélodie est ascendante.

– pour caractériser la magie qui redescend brusquement et rapidement, la mélodie est descendante (le REGISTRE va de l’aigu vers le grave), et le TEMPO rapide.

– lorsque Mickey agite ses bras énergiquement pour prendre pouvoir sur le balai, la musique est agitée par un TEMPO rapide, et une NUANCE forte.

– lorsque le balai répond aux gestes de Mickey, des notes de rythme court se font entendre. Puis, il lui impose un rythme de danse même, la musique suit ce TEMPO modéré.

On comprend ainsi mieux comment la musique peut exagérer notre vision et notre ressenti. On se rend compte rapidement, qu’en coupant le son (vous pouvez essayer), le dessin animé prend moins d’envergure….

5è, SEQUENCE 1, Le Mouvement : Le codage sur partition des variations de tempo, ou nuance


Quelques variations de tempo et de nuances affichées sur partition :

à recopier :

tempo (ou vitesse) : vitesse d’exécution d’une pièce musicale. Elle peut varier :
– accélération : acc. ,
– ralentissement : Rall,
– indication chiffrée : T° = 60 indique une vitesse de 60 pulsations par minute, c’est à dire chaque seconde.
– un point d’orguePoint d'orguequi tient la valeur d’une note aussi longtemps que le chef le désire..

nuance (ou puissance ou intensité) : changement d’intensité dans une pièce musicale. Indiquées sur la partition par :
p (piano)
mf (mezzo forte),
f (forté) ,
< ou  cresc.,
> ou decresc.)

La hauteur et le rythme sont des indications que donnent chaque note selon la hauteur où elle se trouve sur la portée (en bas ou en hait…) et , et selon la figure qu’elle va avoir. (blanche, croche, ronde…)

Les voici, représentés sur partition :

Légende :

– en rouge, des variations de nuances ;

– en bleu, des variations de tempo.

Un outil et un site pour vous permettre de réviser


Pour le voir en plus grand, cliquer ici :

https://view.genial.ly/5aead674eeca740eeb6bb4bb/interactive-content-instruments-et-familles

Vous souhaitez vous familiariser avec l’orchestre, et d’autres instruments ? Je vous invite à aller naviguer sur ce site internet, complet et ludique :

Vous souhaitez vous familiariser avec l’orchestre, et d’autres instruments ? Je vous invite à aller naviguer sur ce site internet, complet et ludique :

http://www.instrumentsdumonde.fr