4è, SEQUENCE 3 : musique traditionnelle d’inspiration religieuse : Musique indienne, Missa Criolla


NOUVELLE ECOUTE :

{à recopier}

écoute : « Gloria », issu de la MISSA CRIOLA, d’Ariel Ramirez, 1963.

Cette messe est composée sur des thèmes populaires d’Amérique du Sud. Elle comporte les 5 parties habituelles de l’office religieux catholique : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei mais le texte est en espagnol, et non en latin. Le choix de ces mélodies, rythmes et instruments rend l’œuvre plus vivante et festive. Même si le côté solennel est bien représenté par le rythme Yaravi de la partie B.

3 Parties :

A : Rythme Carnavalito, festif. Instruments :

Charangos (sorte de guitare bolivienne),

Bombo,

grelots (percussion)…


B : Chant plus langoureux, rythme de Yaravi (plus lent, valeur longue, plus méditatif)


A’ : Retour Rythme Carnavalito, festif. Apparition des Quenas (flûte droite des Andes)

{FIN DU COURS A RECOPIER}

Texte :

A. Gloria a Dios, en las alturas, yen la tierra, paz a los hombres, que ama el Señor
Te alabamos, te bendecimos, te adoramos, glorificamos, te damos gracias,
Por tu inmensa Gloria, Señor Dios, Rey celestial

B. Dios Padre todo poderoso, Señor Hijo unico Jesu Cristo
Señor Dios, cordero de Dios, Hijo del Padre, tu que quittas los pecados del mundo
Ten piedad de nosotros, atiende nuestras suplicas, tu que reinas con el Padre, ten piedad de nosotros

A’. Porque tu solo eres Santo, solo tu, Senor tu solo, tu solo altissimo Jesu Cristo, con el Espiritu Santo
En la gloria, de Dios Padre, Amen

Traduction en Latin :

Gloria in excelsis Deo
Et in terra pax hominibus bonae voluntatis.
Laudamus te. Benedicimus te. Adoramus te.
Glorificamus te. Gratias agimus tibi
propter magnam gloriam tuam,
Domine Deus, Rex caelestis,
Deus Pater omnipotens.
Domine Fili unigenite, Jesu Christe.
Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris,
qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram ;
qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis.
Quoniam tu solus Sanctus,
tu solus Dominus,
tu solus Altissimus, Jesu Christe.
Cum Sancto Spiritu :
in gloria Dei Patris. Amen.

En français :

Gloire à Dieu, au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté[1].
Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons,
Nous te glorifions, nous te rendons grâce,
pour ton immense gloire,
Seigneur Dieu, Roi du ciel,
Dieu le Père tout-puissant.
Seigneur, Fils unique, Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu,le Fils du Père.
Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous
Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.
Car toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul es le Très-Haut,
Jésus Christ, avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père. Amen.

Cours de 3è : Les représentations de la guerre et de l’horreur en musique « Thène à la mémoire des victimes d’Hiroshima »


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HDA 3è FICHE 1 – Les représentations de la guerre en musique

Sinon recopier ceci :

bon à savoir :

DOMAINE : ARTS DU SON

THEMATIQUE : ART – ETAT – POUVOIR

SUJET : Les représentations et évocations de la guerre et de l’horreur (en musique ici)

Les compositeurs du XXè s. utilisent des moyens techniques développés, ou exploitent tout simplement des instruments comme le violon, (habituellement joué de manière conventionnelle) dans tous ses états et modes de jeux :

Pizzicato, col legno, glissandi,

et font ressentir la peur en jouant ces instruments à cordes dans le sur-aigu, et en cluster

Oeuvres d’ouverture :

pièces savantes : (cliquez sur ces morceaux pour suivre le lien, et les écouter)

« Mars » : G. Holst

« La Guerre » Clément Janequin : PERIODE DE LA RENAISSANCE ! (particularités : pièce uniquement vocale, a cappella, avec des onomatopées pour imiter les bruits de la guerre de l’époque)

« 1812, Ouverture » de P.I. Tchaïkovski (musique guerrière même si elle est très calme au départ… vers la 3è min on entend un caractère plus guerrier avec des instruments évoquant la guerre comme dans « Mars » : cuivres, et percussions. Vers la 5è min (5’25 env.), nous entendons le thème de « La Marseillaise » en petits morceaux entrecoupés.

chants internationaux ou de variétés :

« Sunday Bloody Sunday », U2 (chanson d’ouverture et le troisième single de l’album War enregistré en 1983 par le groupe de rock U2. C’est une des chansons les plus ouvertement politiques du groupe.
Ses paroles décrivent les évènements de Derry en 1972, connus sous le nom de Bloody Sunday, où quatorze manifestants pacifiques, dont sept de moins de 19 ans, furent tués par des tirs de l’armée britannique, à l’issue d’une marche réclamant le respect des droits civiques en Irlande du nord et la fin des pratiques discriminatoires des pouvoirs locaux envers les catholiques au niveau politique, social et économique).

« Nuit et brouillard », Jean Ferrat (chanson, dont les paroles, très touchantes, évoquent un évènement majeur de la seconde guerre mondiale : les camps de concentration…)

Et d’autres pièces, encore, nombreuses, dans toutes les périodes artistiques. Sans oublier les oeuvres picturales (« Guernica », de P. Picasso, ou « La liberté guidant le peuple » de E. Delacroix, …)

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HDA 3è FICHE 1 – Les représentations de la guerre en musique

6è, SEQUENCE 1 : LES MUSIQUES PULSEES ET NON PULSEES, séance 1


6è, SEQUENCE 1 :

LES MUSIQUES PULSEES ET NON PULSEES
SONT-ELLES ECRITES POUR TRANSMETTRE
LES MÊMES EMOTIONS ?

Audition 1 : Dans les musiques pulsées, on ressent une pulsation, dans une musique non pulsée, on ne peut pas percevoir de battements réguliers.

voici une vidéo pour entendre la différence :

ATTENTION : comme on peut l’entendre dans cette vidéo, il existe des musiques non pulsées dans la musique ancienne aussi, et dans la musique vocale.

Audition 2 : « Atmosphères », Ligeti, 1961

À quoi sert une musique non pulsée et quel va être le travail du compositeur quand il écrit une musique non pulsée ? En écoutant attentivement cette pièce, on remarque qu’elle est  angoissante à cause des différences de registres (hauteurs). Les instruments jouent par moments très aigu, parfois plus grave. Mais il y a aussi des contrastes de nuances : ils jouent parfois très fort, parfois moins fort. Les instruments sont difficilement reconnaissables à cause de ces nuances, et hauteurs différentes.

On remarque aussi et surtout qu’on ne peut pas taper dans les mains sur cette audition. Pas comme dans la plupart des chansons actuelles et anciennes.

Il y a donc une absence de pulsation

ET SI VOUS AUSSI VOUS CHERCHIEZ UNE MUSIQUE NON PULSEE ?

COURS À RECOPIER:

SEQUENCE 3 :

LES MUSIQUES PULSEES ET NON PULSEES
SONT-ELLES ECRITES POUR TRANSMETTRE
LES MÊMES EMOTIONS ?

« Atmosphères », Ligeti, 1961
Le caractère est angoissant.
Le but du compositeur dans une pièce comme celle-ci est de travailler sur les timbres pour rechercher des sonorités particulières, encore jamais entendues.

Le compositeur joue sur des contrastes de :

– Timbre : sons des instruments, qui se mélangent, qui sont différents,
– Hauteur : des sons à la fois graves ou aigus,
– Durée : les valeurs des notes peuvent être longues, ou courtes
– Intensité : certains sons peuvent être forts, ou non.

Du coup, avec le caractère qu’elle peut dégager, elle peut servir à décrire : cette musique est même utilisée dans le film d’horreur américain « Shining ».


La particularité de cette pièce provient du fait qu’il y a une absence de pulsation (musique non pulsée). Les contrastes viennent des nuances, des hauteurs, des intensités, des mélanges de timbres qui nous procurent une émotion forte.

Quelques définitions :

Musique pulsée : musique où l’on entend une pulsation (où on peut taper dans les mains en même temps). On peut définir une vitesse.

Musique non-pulsée : absence de pulsation, on ne peut pas définir de vitesse, de tempo. Si l’on tape des mains, nous ne pouvons pas tous être ensemble…)

Timbre : c’est ce qui compose le son d’un ou plusieurs instruments.

Statique : quelque chose qui ne bouge pas.