Archives de décembre, 2019


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« MARS » de G.HOLST Fiche

Si vous n’y arrivez pas, recopiez ceci :

« Mars :
celui qui apporte la guerre »
G. Holst, 1914
issu de la suite pour orchestre
« Les planètes »

Gustav Holst (1874-1934) est un compositeur anglais

  1. I. CULTURE

La suite pour orchestre Les Planètes fut composée entre 1914 et 1917, et crée à Londres en septembre 1918. Cette suite comporte 7 mouvements.

Le premier mouvement «Mars» (Dieu romain de la guerre) est un commencement torturant. En fait, certains ont appelé ce mouvement la plus grande œuvre  musicale dévastatrice jamais écrite ! « Vénus » semble fournir une réponse à  « mars », dans le titre : Celui qui apporte la paix, qui aide à cette revendication.

  1. II. SITUATION HISTORIQUE

L’horreur et la tension d’une guerre est ressentie par Holst. On pourrait entendre des imitations de bruits de balles ou d’avions. Ceci est curieux puisque cette pièce a été écrite avant la 1ère guerre mondiale.

  1. III. ELEMENTS MUSICAUX

Cette horreur, et cette violence ici sont accentuées par plusieurs éléments musicaux :

–       ostinato rythmique, dans une mesure irrégulière,

–       caractère martial

–       mode de jeux curieux (cordes jouées en col legno)

–       usage des percussions (timbales…) et des cuives

–       intensité ou nuance forte

–       dissonances,

–       registre grave à la fin

  1. IV. INFLUENCES

Cette pièce donne une image cinématographique, puisqu’elle est accessible grâce aux percussions, à ces dissonances et ces nuances. Elle a sans doute influencé beaucoup de compositeurs de musiques de films dont John Williams. De plus, cette œuvre a déjà été reprise dans des bandes annonces.


Comment met-on du mouvement également
dans une musique de variété ?

Vidéo : La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959

COURS A RECOPIER :

La Valse à mille temps, Jacques Brel, 1959
C’est par l’ajout et la suppression d’instruments (piano, guitare, cymbale, orgue de barbarie, cuivres sur la fin…), et une augmentation de l’intensité vocale que la nuance est de plus en plus forte dans cette pièce. Il y a aussi une accélération permanente, du début de la chanson à la fin. Ce rythme de Valse, à 3 temps, se termine à une vitesse endiablée. Le débit des paroles est extrêmement rapide, et Jacques Brel est un virtuose de la voix pour chanter ce texte à cette vitesse.

Il commence chacune de ses strophes par le début d’un des trois temps de la valse.

Le thème est le même, la mélodie semblable, mais elle est répétée et amplifiée par ces ajouts d’instruments, qui se retirent aussi.

Ces évènements varient les nuances du morceau, et le tempo accélère toujours.


le départ de cette chanson pour choeur mixte (sopranes, altis, ténors, basses) se déroule ainsi

Réveillez-vous coeurs endormis
……..Réveillez-vous coeurs endormis
………….Réveillez-vous coeurs endormis
………………..Réveillez-vous coeur endormis

Ce qui fait que nous comprenons moins le texte, car il est scandé par tous les chanteurs, mais pas en même temps. Ce n’est pas vraiment un canon, puisqu’ici, les chanteurs ne chantent que le même texte, mais pas la même mélodie à la même hauteur, comme dans un vrai Canon (par exemple « Ensemble » de JJ. Goldman). on parle d’entrée en imitation

{COURS À RECOPIER} :  

Le « Chant des oiseaux » de Clément Janequin, de la Renaissance musicale (XVIè s.)

Le texte est difficilement compréhensible. Les paroles sont brouillées, les voix partent en décalé, en IMITATION.

Pour imiter le chant des oiseaux, le compositeur utilise des onomatopées, ce qui était courant à cette période.

Définitions :
Imitation : départ d’un motif musical en décalé. Cela brouille des paroles.
Onomatopée : mot inventé dont le son est censé imiter une chose. On en trouve dans les musiques de la Renaissance, dans les Bandes dessinées etc. … 

 

COMMENT LA MUSIQUE AMPLIFIE-T-ELLE LES MOUVEMENTS ET ACTIONS DES PERSONNAGES DANS UN DESSIN ANIME PAR EXEMPLE ?

Lorsque l’on regarde des films d’horreur, ou des films à suspense, le fait de se boucher les oreilles met une distance supplémentaire entre l’écran et nous même. Du coup nous vivons l’action « de plus loin » et nous avons moins peur. C’est tout simplement parce que la musique amplifie les actions des personnages.

Lire la fiche de la pièce musicale, cliquez-ici

{Cours à recopier}

La musique utilisée dans ce dessin animé est « L’Apprenti Sorcier« , de Paul Dukas (1897, pour orchestre symphonique)

Dans cette vidéo, on voit que plusieurs paramètres musicaux sont utilisés pour intensifier les mouvements, les sentiments, et actions des personnages.

Quelques exemples :

– pour caractériser la discrétion de Mickey lorsque le sorcier va se coucher, la NUANCE est piano (douce)

-pour caractériser la présence du magicien qu’on ne voit pas à l’écran, mais qui est présent, tout prêt de Mickey, il y a des notes aigues (pour le mystère, la magie)

– pour caractériser la lenteur de Mickey lorsqu’il descend les escaliers, épuisé, le TEMPO est lent.

– pour caractériser la magie qui monte au ciel formant le papillon magique, le REGISTRE utilisé va du grave vers l’aigu : la mélodie est ascendante.

– pour caractériser la magie qui redescend brusquement et rapidement, la mélodie est descendante (le REGISTRE va de l’aigu vers le grave), et le TEMPO rapide.

– lorsque Mickey agite ses bras énergiquement pour prendre pouvoir sur le balai, la musique est agitée par un TEMPO rapide, et une NUANCE forte.

– lorsque le balai répond aux gestes de Mickey, des notes de rythme court se font entendre. Puis, il lui impose un rythme de danse même, la musique suit ce TEMPO modéré.

On comprend ainsi mieux comment la musique peut exagérer notre vision et notre ressenti. On se rend compte rapidement, qu’en coupant le son (vous pouvez essayer), le dessin animé prend moins d’envergure….


SEQUENCE 2 : LA VOIX ET SES MODES DE JEU

Depuis quelques siècles, les compositeurs utilisent la voix dans tous ses états. Et ils n’hésitent pas, pour les besoins de l’imitation à incorporer des onomatopées, pour suggérer des bruits, des animaux, etc. …

COURS À RECOPIER :

Le « Chant des oiseaux » de Clément Janequin, de la Renaissance musicale (XVIè s.) Le texte est difficilement compréhensible à cause de la prononciation en ancien français, des voix plutôt lyriques et sur-articulées. Les paroles sont brouillées : les voix partent en décalé, en IMITATION. Pour imiter le chant des oiseaux, le compositeur utilise des onomatopées, ce qui était courant à cette période.

Nous entendons un choeur mixte (voix de femmes et d’hommes), sans accompagnement instrumental (a cappella)

Femmes aigu : SOPRANE

Femmes grave : ALTO

Hommes aigu : TENOR

Hommes grave : BASSE

Définitions :
A Cappella : sans accompagnement instrumental
Imitation : départ d’un motif musical en décalé. Cela brouille des paroles.
Onomatopée : Technique vocale qui consiste à
former un mot dont le son est imitatif de la chose qu’il signifie. On en trouve dans les musiques de la Renaissance, dans les Bandes dessinées etc. …

Information sortie !

Publié: 3 décembre 2019 dans CHORALE

Note_de_cadrage_Et_si_on_chantait : merci de lire cette note et de rédiger une autorisation parentale dans le carnet de correspondance :

Je soussigné(e) ……………………………………….. parent de ………………………………………. affirme avoir pris connaissance de la sortie et autorise ce dernier à s’y rendre avec leur professeur.

Fait le ……………
À ………………….

Signature :