Archives de 10 octobre 2019


cours à recopier :

FAMILLE DES CUIVRES :

Un instrument à vent est un instrument de musique dont le son est produit grâce aux vibrations de l’air. Il y a les bois, et les cuivres.

Les instruments sont classés par leur méthode de production du son et non par les matériaux qui les composent. Pour les cuivres, se sont les lèvres qui vibrent qui produisent le son.

AUDITION, cliquez ci-dessous pour écouter :

Les cors symbolisant le loup.mp3

à recopier également :

Les 3 cors, de la famille des cuivres, sévères et sombres, représentent le loup, affamé.


« PACIFIC 231 », Arthur Honegger.

Cette vidéo met en image la description de cette lourde machine à vapeur effectuée à travers le poème symphoniqe « Pacific 231 » d’Honegger. Il utilise divers éléments musicaux, comme les variations de nuances, les changements de tempo, les différents registres (échelle sonore : grave – médium – aigu), et certains instruments donnant un caractère lourd, etc. … pour décrire cette locomotive.

Dans toutes les musiques, ces caractéristiques musicales (tempo, nuances, en priorité), et d’autres (registres, instruments utilisés) visent à donner du mouvement à la musique afin d’empêcher l’ennui.

Cours à recopier :

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Résumé notamment pour ceux ayant du mal à imprimer la fiche :

PARTIE TEMPO NUANCE INSTRUMENTS ET REGISTRE CARACTERE ET PARTIE DU VOYAGE DECRITE
  = Vitesse = Volume = Hauteur = Ressenti
1 Lent puis accélère Crescendo progressif Cordes (contrebasse) et cuivres dans un registre grave Lourd et mystérieux.
La locomotive démarre
2 Se stabilise dans une vitesse modérée Se stabilise dans une intensité moyenne (mf) Dialogue entre les instruments à cordes (dans les graves) et les cuivres (médium) Moins lourd grâce au registre est moins grave et au tempo moins lent qu’au début. Nous sommes au plein cœur du voyage
3 Il ralentit progressivement Très forte (besoin de puissance et d’énergie pour arrêter la machine et représenter le freinage) Dans les aigus pour les freins puis descend progressivement dans les graves.
Apparition des percussions pour mieux marquer le ralentissement.
Puissance, et énergie, avec cette nuance et les instruments choisis pour arrêter la machine qui retrouve sa lourdeur du début.
CONCLUSION : Je remarque que lorsque la machine est à l’arrêt les sons sont dans le registre grave. Ils vont vers l’aigu quand la machine accélère. Lorsque la machine est lancée, dans une vitesse stable on est dans un même registre.

Arthur Honegger (1892-1955), compositeur suisse, a écrit Pacific 231 en 1923. C’est une musique descriptive qui décrit une locomotive à vapeur, et ses différents mouvements : on appelle cela un poème symphonique. Honegger s’inspire des sons de cette machine, et des différentes parties d’un voyage au sein d’elle en structurant sa pièce en troisparties. On ressent bien la lourdeur de cette machine à vapeur, grâce aux instruments utilisés, leurs registres, au tempo, et aux nuances.

 


Je vous propose de réécouter (avec illustrations) cette pièce, en étant attentif sur les différents caractères utilisés par un même chanteur et l’accompagnement au piano, évocateur de l’environnement (galop, vent…) :

Erlkönig
Johann Wolfgang GoetheWer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ? –
Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif  ? –
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. –»Du liebes Kind, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir;
Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand.«Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht? –
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind;
In dürren Blättern säuselt der Wind. –
»Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn?
Meine Töchter sollen dich warten schon;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
Und wiegen und tanzen und singen dich ein.«Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Töchter am düstern Ort? –
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau:
Es scheinen die alten Weiden so grau. –
»Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt;
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt.«
Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an!
Erlkönig hat mir ein Leids getan! -Dem Vater grauset’s, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
In seinen Armen das Kind war tot.Légende :
Gras :Narrateur
Gras et souligné : le père
Normal : l’enfant
Italique : le Roi des Aulnes
Le Roi des Aulnes
Johann Wolfgang GoetheQui chevauche si tard dans la nuit dans le vent ?
C’est le père avec son enfant,
Il serre le garçon dans ses bras,
Il le tient fermement, il le garde au chaudMon fils, pourquoi caches-tu ton visage d’effroi ?
Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
Le roi des Aulnes avec couronne et traîne ?
Mon fils, c’est une traînée de brouillard.Toi cher enfant, viens, pars avec moi !
Je jouerai à de bien jolis jeux avec toi,
Il y a tant de fleurs multicolores sur le rivage
Et ma mère possède tant d’habits d’orMon père, mon père, n’entends-tu pas
Ce que le Roi des Aulnes me promet doucement ?
Calme-toi, reste calme, mon enfant,
Le vent murmure dans les feuilles mortes
Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
Mes filles doivent d’attendre déjà
Mes filles mènent la ronde nocturne,
Elles te bercent, dansent et chantentMon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
Les filles du Roi des Aulnes cachées dans l’ombre ?
Mon fils, mon fils, je le vois bien,
Les saules de la forêt semblent si gris.
Je t’aime, ton joli visage me touche,
Et si tu n’es pas obéissant, alors j’utiliserai la force !
Mon père, mon père, maintenant il me saisit
Le Roi des Aulnes me fait mal.Le père frissonne d’horreur, il chevauche promptement,
Il tient dans ses bras l’enfant gémissant
Il parvient au village à grand effort
Dans ses bras l’enfant était mort.

COURS À RECOPIER :

OSTINATO : répétition continue d’un motif mélodique et/ou rythmique

L’Ostinato de triolets (rythme avec 3 notes par temps ou pulsation, très rapide ici) au piano représente le galop régulier du cheval. Les notes ascendantes et descendantes, représentent le vent caressant les feuilles des arbres.

On entend le piano ralentir à la fin : le galop du cheval s’arrête, tout comme le cœur de l’enfant. Il conclue l’histoire.

Petit rappel : La voix est une voix d’homme, ni trop aigüe, ni trop grave, c’est donc une voix de Baryton