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5è, SEQUENCE 1 : séance 1

Publié: 20 septembre 2019 dans CLASSES DE 5è

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

Le cours a commencé par des exemples chantés du professeur avec l’aide du piano. Le but était que les élèves entendent quelques éléments du langage musical qui permettent de mettre du mouvement dans la musique. Pour cela, ils avaient un tableau à remplir où se trouvaient diverses propositions :

De nuances (intensité du son) : Crescendo (de piano à Forte = d’un son pas fort, à fort) – Decrescendo (de Forte à piano = d’un son fort à pas fort) – ou – aucune variation de nuance.

De tempo (vitesse et variations de vitesse dans la musique) : Accélération – Ralentissement – Tempo stable.

Avec 7 exemples les élèves ont pris conscience que ce n’est pas parce qu’on accélère dans une musique qu’on doit chanter ou jouer plus fort, et inversement, ce n’est pas parce qu’on chante ou joue moins fort qu’on ralentit. Toutes les formules sont compatibles, il suffit de bien écouter…

Ensuite le professeur a fait visionner « Kalinka », une chanson populaire russe à la classe, avec diverses consignes permettant aux élèves de se concentrer sur le Tempo et la nuance du refrain, mais aussi de la strophe chantée par le soliste :

COURS À RECOPIER :

Séquence 1 : Quels éléments du discours musical permettent de mettre du mouvement dans la musique ?

LE TEMPO : C’est la vitesse d’une musique. On peut dire qu’une musique est lente, rapide, modérée, accélère, ralentit ou reste stable…

LE RYTHME : C’est la valeur, la durée,  la longueur des notes et NON leur vitesse ! On peut dire qu’une note est courte ou longue.

NUANCES : C’est l’intensité, la puissance, le volume d’une musique.

AUDITION : « KALINKA »
Paroles : kalin kakalin kakalin kamaya

C’est une pièce populaire russe où l’on entend à chaque refrain une accélération et un Crescendo et au moment où le soliste chante la strophe, le tempo devient lent et assez libre.
Voici le schéma de l’évolution de cette pièce :
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable –
REFRAIN : accélération + crescendo
STROPHE DU SOLISTE tempo lent et stable etc. …


La musique contient 3 plans sonores : La mélodie (c’est ce qu’on retient dans une chanson), les accords et la basse qui constituent l’accompagnement.

Cet accompagnement réalisé par la guitare, le piano ou un autre instrument d’accompagnement polyphonique (à plusieurs sons simultanés), mais aussi une basse (joué par la guitare basse, la contrebasse ou les graves du piano ou de la guitare) va donner l’essence, la couleur de la musique, mais aussi une piste au style de mélodie que va composer l’auteur. C’est ce qui fera notre chanson, avec ses paroles, que l’on fredonne…

Nous avons vu en classe, que beaucoup d’auteurs et artistes utilisent souvent les mêmes enchaînements d’accords. Et qu’avec ses mêmes enchaînements d’accords, il existe énormément de morceaux différents.

Exemple avec Christophe Maé, qui a écrit quasiment tous ses tubes avec 4 accords. Mickaël Grégorio vous le prouve dans cette vidéo :

 

COURS À RECOPIER :

SEQUENCE 1 : QUELS ELEMENTS FONDAMENTAUX
DANS LE BLUES PERMETTENT L’IMPROVISATION

 

L’accompagnement, c’est en fait des accords constitués de notes. Un accord est un empilement de 3 notes, distantes d’une tierce l’unes de l’autre.  On compte toujours la 1ère note avec ! C’est la note la plus grave qui donne son nom à l’accord, ou le degré (chiffre romain) sur lequel cette note grave se trouve.

Voilà comment on construit des accords :

Prenons la gamme de Do Majeur (la plus répandue et facile) :

À partir de cette disposition, empilons des tierces, jusque 3 notes. Cela nous donne des accords parfaits (de base) :

Ce sont ces 3 accords là que l’on va jouer dans le Blues. On va les inscrire dans une grille harmonique (partition simplifiée sous forme de schéma, que l’on verra à la prochaine séance).

Attention, en musique, on peut transposer, c’est à dire décaler ces chiffres, et mettre par exemple :
en Sol : le I sous le Sol, le II sous le La, etc. ….
en Mi : le I sous le mi, le II sous le Fa, le IV sous le La etc. … de manière à ce que la musique soit adaptée à la voix (ni trop aigue, ni trop grave…)